Ushuaia

 Image à la une : vue de l’atelier lors de la réalisation d’une toile à tempera de 5 mètres x 3 : « la fonte des glaces ». ©viapictura.com


Actuellement, une série d’article est consacrée à la couleur dans l’art.

Cependant  je ferai ici une parenthèse sur une curiosité naturelle, culturelle  et écologique: la ville d’Ushuaïa.

Une biennale d’art a eu lieu en 2007, dans cette ville de l’Amérique du Sud, la Biennale du bout du monde.

Ushuaïa avec ses aspects de petite ville canadienne, est la ville la plus australe du monde, située en Terre de feu argentine.

(Cette Terre de Feu tire son nom des feux de rivage que Magellan avait aperçu lors de son expédition maritime.)

Vocation écologique pour une contrée toute proche des glaciers de l’Antarctique.

Cette ville à proximité des glaces polaires est le symbole planétaire de la nature sauvage pillée par l’homme.

La biennale artistique, si elle présente des œuvres dont la forme ressemble à ce qui se voit en d’autres lieux, a néanmoins l’intérêt de mette l’accent sur des travaux expressifs  du rapport de l’homme à la nature, de la conservation du milieu naturel, comme de la nostalgie de la pureté originelle.

800x442_My-Dead-Family-1536LSAdrián Villar Rojas Mi familia muerta (My dead family), 2009,
Ushuaia´s End of The World Biennale 2nd Edition, Argentina


A partir de ces réflexions, une grande toile de 5 mètres x 3 est envisagée pour le Pictorama  (ensemble monumental peint)
(www.viapictura.com)

Plusieurs pensées dessinées sont produites en préparation d’une maquette.

L’objet de cette toile sera de présenter en très grande dimension un paysage polaire de glaciers et icebergs émergeant des eaux, avec leurs formes extraordinaires et fantastiques.
Quelque phoque ou morse sera esquissé, de même la présence de l’homme sera évoquée sous la forme d’un atterrissage ou d’un échouage de cosmonautes et d’engins  spatiaux.

Un lien sera ainsi établi avec la conquête de l’espace (déjà peinte en grandes dimensions) afin de montrer la puissance de la nature vierge qu’il faut préserver pour la survie des espèces.

Un paysage grandiose et sublime de 5 mètres x 3 est dès maintenant rêvé et préparé plastiquement, établissant aussi un lien avec les grandes toiles sur l’espace et le cosmos déjà réalisées..


D’ici quelques temps seront publiés la maquette et les dessins préparatoires à cette réalisation.
La documentation se rapporte à des tableaux du 19ème siècle représentant des expéditions au pôle et les icebergs imposants: il s’agit des tableaux spectaculaires de George Back (1840-1850) de John Ross ou de Harris. Également sont utilisés des photos récentes de la vue des pôles et des icebergs.


Un projet est aussi étudié en vue d’une installation mettant en scène ce grand tableau et tout un environnement.
Ce dernier sera constitué d’objets ou de carlingues évoquant des éléments d’engin spatial, mais aussi de photos de textes descriptifs agrandis ou bien de films décrivant quelques aspects de la vie et des espèces animales dans les zones glaciaires, ou encore des documents à propos de l’historique passionnante des expéditions polaires. Des enregistrements sonores et lumières peuvent être également diffusés.

 

R.Dumoux
www.viapictura.com