A propos du blog Viapictura

Image à la une : Mantegna – Fresque du plafond du palais ducal de Mantoue


Sans doute  écrirai-je à nouveau des articles ayant rapport à l’histoire de l’art. Leur raison d’être pour moi est de parler aussi de ma création, car toute recherche historique constitue un repère pour mon travail, presque un lien existentiel.

Ainsi c’est pour des raisons de proximité personnelle que je parle des couleurs au 15ème siècle et par exemple des grisailles et monochromes de Mantegna.

Je fais un article sur la peinture arabe, par exemple, non pas pour satisfaire la curiosité scolaire mais parce que ces textes sont en étroite parenté (ou inspiration) avec mon travail, y compris avec les techniques picturales méditatives de ma pratique de la couleur en liaison avec les miniatures persanes.

Prochainement écrirai-je un (ou plusieurs) article(s) sur le Déluge car ce phénomène est une présence incontestable dans l’ensemble de mon travail et en particulier dans certaines toiles monumentales du Pictorama. Il est donc naturel que je me soit préoccupé et instruit des textes ayant trait à ce sujet, au même titre que je donne de multiples dessins et esquisses.

Il reste néanmoins que l’on peut utiliser telle partie de mes textes dans le but de recherches…


Le blog viapctura peut aussi me permettre d’exprimer des impressions personnelles sur la peinture (rare dans l’art actuel).
Comment la peinture peut être une réincarnation du verbe.
Comment elle peut être « le verbe qui s’est fait chair ». Réellement, certains aspects de toiles peintes donnent la sensation de la peau, de ses couches transparentes, sans les peindre de façon réaliste.
C’est ainsi que l’on peut concevoir l’importance magistrale de cette peinture mais aussi son exigence implacable qui la différencie de toute production peinte frelatée, grossière ou débutante.


Pense-t-on aux miniatures persane?
Imagine-t-on les paysages chinois ou encore les dessins et fresques de Paestum ou de la Renaissance ? Ou encore les polyptyques ou retables qu’il faut regarder, apprendre à lire. Leur langage est d’une infinie richesse.

« Le peintre passait  tout son temps ainsi à vagabonder parmi les noms de l’histoire de l’art, parmi les listes et les litanies de noms illustre de l’art. » :

Cimabue, Duccio, Lorenzo lotto, Giorgione, Giotto, Simone Martini, Pietro et Ambrogio Lorenzetti, Paolo Veneziano, Orcagna, Lorenzo Monaco, Masaccio, Fra Angelico, Sassetta, Filippo Lippi, Benozzo Gozzoli, Mantegna, Cossa, Pierro della Francesca, Cosma turra, Antonello de Messins, Ercole de Roberti, Léonard de Vinci, Francesco di Giorgio,  Luca Signorelli, Andrea Della Robbia, Bellini, Carlo Crivelli, Lorenzo di Credi, Raphaël, Titien…  et tous les grands maîtres oubliés dans cette liste.

Il est bien d’ examiner la description de leurs œuvres inlassablement et mieux, de dessiner à partir de leur composition, de leurs figures ou éléments divers.

– De Masaccio, il faut regarder « la Vierge, l’Enfant et Sainte Anne » (1425) examiner non seulement les portraits, les drapés mais aussi les fonds de la tenture qui comportent des tracés si fins et sous-jacents que l’on croirait voir le trame et la chaîne du tissus entourant les brocards.

– On ne se lasse de contempler la célèbre Crucifixion de 1426 où la peinture a tempéra est éblouissante des rouges et ors de la Madeleine, les bras étendus en angle droit, aux pieds du crucifiés.
Autre œuvre a tempéra exceptionnelle : l’adoration des Mages où les transparences du trait de pinceau et des hachures  vibrent comme dans l’émail des enluminures persanes. La platitude et la banalité n’y peuvent paraître.

– Il faut aussi observer aussi les scènes de la crucifixion de St Pierre , de la Décollation de St Jean Baptiste ou de St Julien qui tue ses parents. (autant d’autres tableaux a tempéra.)

– Enfin dans un autre registre, celui du monumental peint à fresque, il faut admirer la « Trinité » de 1427 à Florence (Santa Maria Novella) aux figures étrangement expressives et tourmentées.
De même le visiteur va-t-il s’efforcer de lire le cycle narratif de la Chapelle Brancacci (Florence , église du Carmine)

Ces quelques exemples montrent l’ampleur du travail à effectuer avant d’oser discourir.

Oublie-t-on maintenant toutes ces œuvres de grand style exposant un dessein déterminé ?

R.Dumoux
www.viapictura.com

masaccio_anneMasaccio « la Vierge, l’Enfant et Sainte Anne » (1425) masaccio-crucifixionMasaccio « la crucifixion »masaccio_magesMasaccio « l’adoration des Mages »masaccio-1Masaccio « la Trinité »

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