Travail actuel (Avril Mai 2008) Toile monumentale : la pollution

Depuis ce mois d’Avril dernier, 2 toiles de 5 mètres x 3 du Pictorama sont en cours d’exécution.

(Le Pictorama est un ensemble monumental peint composé de 35 toiles de 5 mètres x 3 chacune, panorama relatif à l’histoire de l’humanité – mise à jour : plus de 50 toiles en 2015)

L’une d’elles se rapporte à une question de notre époque:

        – La pollution

Pour la préparation d’un projet et d’une maquette, un certain nombre de documents ont été réunis.
Un article de journal sur le naufrage de l’Erika en 1999, un autre à propos de Tchenobyl, ou un texte relatif à la nouvelle réserve naturelle de Tchernobyl.
D’autre part il y a  aussi la question d’un « Nuage brun de pollution qui menace l’Asie du Sud-Est »

D’autre part ont été réunis des croquis de Mourmansk et de la presqu’île russe de Kola (une ville nucléaire en arctique avec des bâtiments nucléaires et des milliers de tonnes de déchets nucléaires rejetés par an).
Se sont joints à cela également des dessins d’oiseaux mazoutés ou de tortues de mer engluées.

A partir de ces documents dessinés ou écrits, plusieurs avant-projets ont été mis en place et dans l’ensemble ils se rapportaient tous à la seule pollution. C’est à dire que l’on ne voit que déchets, décharges, catastrophes, crash, navires nucléaires éventrés, ciel de cuivre et de plomb, champignon volcanique ou atomique, arbres morts, eaux glauques , cadavres d’animaux, crabes énormes et menaçants, tortues dégoulinantes de mazout. Seule une caverne sert  d’abri à une humanité menacée.
De même on aperçoit des petites galeries souterraines avec des rats, des rampants, des insectes .. qui font penser à une pérennité des insectes..  Tel est mon dossier documentaire ..

-> Voir le dossier documentaire

Ces diverses compositions ne donnaient qu’un aperçu réaliste, négatif de ce grave phénomène. Aussi le projet a attendu 2 ou 3 ans dans mes tiroirs.
Jusqu’au jour où fut publié un nouvel article à propos de Tchernobyl où il était question de paradis sauvage et d’incroyable réserve naturelle.
En effet il apparaît que  cette zone maudite est devenue en 20 ans une incroyable réserve naturelle, avec ses lynx, ses loups et ses aigles.
Cette zone de 4000km2 qui était dangereusement radioactive après l’explosion, laisse finalement la nature reprendre ses droits. Parmi les élans, sangliers grues grises ou renards, on a pu dénombrer 400 espèces différentes et les prophéties sur les espèces mutantes ne se sont pas réalisées. Et des bébés pins grandissent maintenant à l’endroit de la forêt rousse où les arbres avaient été irradiés.



picto_pollution_maq« La pollution » Maquette de la toile de 5 mètres x 3 mètres – R. Dumoux – ©viapictura.com

                 A partir de cet article, donc 3 ans après les 1ères recherches, une composition nouvelle apparut et se précisa:

– L’élément dominant contrasté fut d’abord un énorme nuage noir se reflétant dans une étendue d’eau sombre avec des reflets sulfureux. Dans ce lac s’agitent d’énormes crabes grouillant autour d’un navire nucléaire et de l’épave de l’ Erika qui s’apprête à couler. Sur le flanc d’une colline des arbres morts et une carlingue  d’avion est entourée d’une casse.

                 Les éléments essentiels de la pollution sont retenus. Mais tout autour de cette scène d’apocalypse c’est le miracle de la vie qui renaît :
– Dans le ciel les oiseaux prennent leur envol jusqu’à l’aigle royal qui préside cette renaissance du haut de son rocher.
– En bas de la composition divers animaux presque en grandeur réelle s’animent parmi des plantes vivaces : on reconnaît un renard, un loup, une hyène un ours et enfin une biche et un lièvre.
– En bordure du tableau comme en souterrain se développent des insectes et rongeurs.
– Enfin la composition est contenue à droite par un abri rocheux accueillant l’humanité.
– Parmi la végétation se distingue au centre du tableau l’arbre nouveau avec son feuillage très vif. Les autres plantes se développent et certaines s’enroulent autour de fragments d’épaves et semblent vouloir les « avaler »

                Tel est le sens de cette composition qui n’est pas qu’une description des pollutions diverses mais semble vouloir signifier que, face à ce problème actuel, rien n’est perdu et que  la vie peut renaître avec force.

(La deuxième toile réalisée en ce moment, sera commentée dans le prochain article.)

R.Dumoux
www.viapictura.com

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