Art Aborigène (art.1)

Pour deux raisons j’ai été amené à cette réflexion sur les aborigènes d’Australie.- En 1er lieu la visite pendant l’été du musée du quai Branly à Paris où l’on découvre d’importantes collections de peintures aborigènes (dont certaines, et nous y reviendrons, ont été rapportées par le peintre Kupka.) et d’autre part grâce à la lecture de textes de « la Fabrique des Images »  de p. Descola.

On distingue l’art aborigène d’Australie centrale et celui des aborigènes des territoires du Nord, la terre d’Arnhem.

En préambule pour ce 1er article il est intéressant de considérer quelques données d’ordre général qui caractérisent l’art des aborigènes.
Et cela relativement à l’origine des mythes  qui seront peints mais aussi dansés ou chantés.
Des Rêves racontent que lors de la genèse du monde, au temps du rêve,des êtres hybrides sortent de terre en des sites précis, comment ils connaissent des aventures à la surface de la terre puis  s’enfoncent dans les entrailles de la terre.
Ce sont les actions de ces être hybrides qui vont façonner l’environnement physique soit en façonnant directement le relief, soit eux-mêmes en se métamorphosant en un motif du relief, soit encore en laissant des traces dans le paysage telles que les points d’eau,  les gisements d’ocre, les collines, rochers ou bosquets.
Avant de disparaître ces êtres prodigieux laissent des dépôts de semence, des âmes enfants.   Ces âmes, semences s’incorporent dans les humains et les non humains.
Ainsi toutes les qualités héritées du prototype se pérennisent et s’actualisent à chaque génération dans les humains animaux ou plantes.

Dans un prochain article j’aborderai plus précisément l’art des aborigènes en Australie centrale et ensuite les traditions en terre d’Arnhem en Australie du  nord. Il sera question des pigments, des écorces, des traits appelés rarrk, du Présent Ancestral et du maintien des traditions passées de la marginalité à la grande célébrité mondiale.

Et comment peindre à Yuendumu?

R.Dumoux

www.viapictura.com