Participation à l’exposition « Amazones de la Révolution » – Musée Lambinet Versailles

Image à la une : « La marche des femmes sur Versailles » – Tempera sur toile 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux. ©viapictura.com

VERSAILLES / Musée Lambinet.
Exposition « Amazones de la Révolution, des femmes dans la tourmente de 1789 »
Du 5 Novembre 2016 au 19 Février 2017.

Le Thème retenu pour cette exposition veut montrer l’importance des Femmes au moment de la Révolution.

Il est question de Charlotte Corday ou bien de Madame Roland dans sa prison ou de Madame Talien.
Mon travail est aussi  témoin du rôle important des Femmes pendant la Révolution.

En effet j’ai réalisé un ensemble monumental peint de 60 toiles de 5 mètres x 3 m à propos de l’histoire de l’humanité..

En particulier l’une de ces toiles illustre le rôle des Femmes à la Révolution. Cette réalisation  dépeint la marche des Femmes sur Versailles ( les 5 et 6 Octobre 1789)
Ma réalisation montre la manifestation des  femmes armées de faux et de fourches et roulant un canon, en direction de Versailles, pour demander du pain pour le peuple en ces moments  de disette et de famine.
Cette marche des femmes se déroule devant la silhouette de la Bastille, image majeure de la Révolution.

Ma création picturale  réalise comme une superposition, un collage des deux épisodes essentiels de la Révolution de 1789 : la prise de la Bastille et d’autre part la Marche des Femmes sur Versailles.

Ce vaste tableau de 300 cm x 500 cm, est réalisé a tempéra sur toile préparée.  Les préparations sont à base de colle de peau et ensuite d’un mélange de  colle et de  Blanc de Meudon.

La force de ce déplacement de femmes est particulièrement mis en valeur par le déroulement des costumes, des robes  très colorées en mouvement dynamique dans l’espace grâce à un graphisme vivant.
J’ai voulu faire ressortir non seulement l’esprit révolutionnaire  mais aussi  la vivacité, le renouveau  et l’espoir de ces femmes  dans le futur .

Un espoir symbolique  nous fait  signe à l’arrière-plan, avec cet enfant  qui est brandi à bout de bras.

En raison de ses dimensions monumentales la toile de 5 mètres ne peut être accrochée dans les salles du Musée Lambinet de Versailles. C’est pourquoi, une reproduction photo de cette toile, accompagnée de la maquette colorée et d’une gravure de cette même composition, seront présentées dans cette exposition.

 

La marche des femmes sur Versailles - Tempera sur toile 5 mètres x 3- Raymond Dumoux. ©viapictura.com
La marche des femmes sur Versailles – Tempera sur toile 5 mètres x 3- Raymond Dumoux. ©viapictura.com

 

La marche des femmes sur Versailles - Etude préparatoire, maquette colorée du projet - Raymond Dumoux. ©viapictura.com
La marche des femmes sur Versailles – Etude préparatoire, maquette colorée du projet – Raymond Dumoux. ©viapictura.com

 

La marche des femmes sur Versailles - Gravure - Raymond Dumoux. ©viapictura.com
La marche des femmes sur Versailles – Gravure – Raymond Dumoux. ©viapictura.com

 

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Télécharger le dossier de presse de l’exposition : dp_amazones_planche_bd

La Russie au cours des siècles

Image à la une : éléments et premières recherches pour la composition d’une toile de 5 mètres x 3 sur la Russie

EKPHRASIS ou description verbale d’une toile monumentale à propos de la RUSSIE au cours des siècles. Projet de 5 mètres x 3

Avant toute réalisation, j’effectue dans cet article une sorte d’inventaire descriptif de toutes les composantes d’une toile que j’envisage depuis des mois déjà à propos de La Russie,  depuis la Russie des tsars à l’Union Soviétique et à sa fin pour un renouveau plus orthodoxe en relation avec le centre culturel et spirituel orthodoxe inauguré récemment à Paris.
Ma conception première est d’envisager une composition horizontale  en deux bandes superposées.

– La partie inférieure de la toile étant consacrée au communisme  de l’union soviétique avec tous les problèmes d’organisation et de politique.
– Et puis la partie plus aérienne, on peut dire spirituelle, moins matérialiste, étant plutôt rattachée à  l’histoire de la Sainte Russie et à des renaissances éventuelles qui se font jour.

– Bien sûr des passages font que ces deux bandes ne sont pas étanches et permettent entre elles des passerelles importantes.

Le drapeau rouge (avec le marteau et la faucille en jaune (ainsi que l’étoile symbole de l’Armé Rouge des républiques socialistes soviétiques triomphe sur la bande du bas de la toile.
Opposé sur la bande supérieure flotte le drapeau  Tricolore  Blanc  Bleu Rouge de retour le 22 aout 2016 , (ce drapeau tricolore  date du Tsar  Alexis  (1745) et il est de retour à l’occasion de la Fête du Drapeau  en Russie).

Ces deux grands symboles laissent  la place au déroulement des divers évènements qui ont ponctué  les grands moments de l’histoire russe.

– Dans  la bande en bas de la composition apparaissent les portraits  de Marx  Lénine et Staline ; ou la statue de Lénine au Kremlin  bien évidente.

Diverses manifestations populaires ou simplement connues du communisme seront évoquées. Le Marxisme définit l’homme par le travail. L’Homme est un animal qui produit. Il y a aussi l’autorité, les camps avec Staline , les camps de travail et  aussi de redressement. De même les grands travaux du peuple seront décrits et aussi des images du Goulag. Parfois la mort sera présente, en particulier avec l’évocation de l’assassinat de Nicolas II et de sa famille.

– Dans la Bande supérieure, seront développées des figures de l’histoire de la Sainte Russie et du monde Orthodoxe.
Le paysage caractéristique  de l’architecture Russe sera évident et imposant : par exemple la cathédrale de Pokrovsk sur la place Rouge, le chef d’oeuvre de l’architecture nationale Russe, temple de Saint Basile.
Ou encore le clocher d’Ivan le Grand, partie centrale de la composition architecturale  de la place du Kremlin. l’architecture nationale Russe.

– Un choix d’églises bien caractéristique de la Sainte Russie pourra être présenté. D’ailleurs des éléments de fresques  et de décors d’iconostases ou de Déisis  retrouveront cette couleur transparente et lumineuse d’esprit et de foi des peintres d’icônes et en particulier de Roublev.

– Des passages, des passerelles existent entre les deux bandes de ma composition. J’évoquerai en particulier  la conquête de l’espace. La figure de Youri Gagarine (1er cosmonaute du monde ) parmi un  éventail de  satellites et de constructions spatiales.  Avec par exemple une vue du pavillon Cosmos, la route du Cosmos.
Il me reste maintenant à dessiner  et surtout  à assembler, à composer dans la toile ces éléments divers  .

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"La Russie" - Maquette pour une toile de 5 mètres x 3 - Tempera sur panneau - R. Dumoux - 2017 - ©viapictura.com
« La Russie » – Maquette pour une toile de 5 mètres x 3 – Tempera sur panneau – R. Dumoux – 2017 – ©viapictura.com

La Peinture d’Histoire

Image à la Une : « Alexandre » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com

Ce terme parait parfois désuet à une époque où le Quotidien et l’Éphémère sont déterminants en Art, à un moment où il est difficile de représenter un récit, même récent, de le raconter. A moins de le détourner ou de satisfaire à la dérision ou de proposer des projets très éloignés de toute sublimation.

Cependant la peinture d’Histoire occupe une place magistrale dans l’histoire de l’art, la première place selon Diderot (qui rejetait la peinture de Boucher comme trop intime et quotidienne). Elle demeure incontournable, jusqu’à nos jours.

Quelques exemples de peintures d’histoire, dans l’histoire : Raphaël : l’école d’Athènes ; Mantegna : les porteurs de Vases ; Altdorfer : les Batailles d’Alexandre… la bataille du Granique, celle d’Issus et la bataille contre le roi Indien Porus. Également, Rubens avec le cycle de Marie de Médicis et ses 24 toiles au Louvre est un exemple manifeste et spectaculaire de peinture d’histoire.

Dès le XVéme siècle la peinture d’histoire démontre sa supériorité, par rapport aux autres genres.
Historiquement, ce grand Genre s’impose comme le plus noble sous Louis XIV avec l’académie Royale de Peinture.
Ce genre s’impose par ses difficultés techniques, son aspect intellectuel et aussi esthétique et œuvrant dans un format monumental dominant les autres genres et registres du portrait au paysage ou à la nature morte.

Les grandes dimensions se déclinent en cycles où ils sont parfois destinés à des bâtiments prestigieux, palais ou édifices religieux, en panoramas.

La peinture d’histoire regroupe plusieurs sous-ensembles iconographiques :
Les sujets religieux, mythologiques, les sources littéraires de l’histoire antique ou moderne.
Les caractéristiques de ces œuvres sont les suivantes : la représentation de l’ homme est au centre et propose une narration. La pratique du portrait, de la nature morte ou du paysage est incluse dans ces projets monumentaux avec les accessoires et décors.

Sur le plan historique : Les évènements du XVéme au XIXéme siècle, ce sont les scènes de bataille, la topographie, les mouvements de figures et troupes, la célébration de hauts faits intellectuels ou politiques et la mise en lumière du rôle d’un homme important.
A la fin du XVIIIéme et au début XIXéme la peinture d’histoire change : le néoclassicisme propose un art civique, républicain, antique.
Au XIXéme siècle, cette tendance sera refoulée par les romantiques qui renouvellent ce genre avec une nouvelle sensibilité. Et l’on se tourne vers l’actualité ou dans des sources littéraires autres que la culture classique… jusqu’à maintenant, alors que l’on assiste parfois à l’histoire refoulée, mise en pièces.

La peinture d’histoire fut très répandue depuis l’antiquité jusqu’au XIXéme siècle. A la Renaissance on cite souvent Uccello, la Bataille de San Romano ou Piero della Francesca, Léonard ou Michel Ange. Elle se verra aussi dans les cabinets de curiosité avec de petits formats apparentés aux scènes de genre.
Au XVIIIéme siècle la peinture d’histoire se fait rare mais l’épopée Napoléonienne la fera revivre …. avec de grandes scènes de bataille. Il faut visiter ainsi la galerie des Batailles au château de Versailles.


"Saint-Louis" - Toile du Pictorama - Tempera sur toile - 500 x 300 cm - Raymond Dumoux - ©viapictura.com
« Saint-Louis » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com

Le site www.viapictura.com présente un panorama à propos de l’histoire de l’humanité : il s’agit d’un cycle de 55 toiles monumentales de 5 mètres x 3 chacune, réalisées a tempéra.
Chacune de ces toiles est réalisée selon les composantes de la peinture d’histoire :

– En premier lieu c’est la représentation de l’homme.

– D’autre part, il s’agit d’une œuvre qui propose une narration, une histoire narrative ;

– Il s’agit de très grands formats constituant un ensemble panoramique monumental.

La peinture d’histoire est dominante sur les autres genres : elle peut intégrer dans ses éléments tous les autres genres, portraits, paysages, architecture ou nature morte.

Enfin, la peinture d’histoire parvient à réaliser la synthèse entre le platonisme de la culture classique et l’héritage religieux issu de la pensée médiévale.

Cette conception de l’harmonie entre héritage de l’antique et monde religieux, peut se concevoir comme étant la source de notre pensée.

Et actuellement elle peut s’adapter à une ouverture aux conquêtes de la science, relativisant l’importance de l’homme et le situant, comme les autres êtres vivants, dans un espace cosmique. Ainsi fusionnent la nature humaine et la technologie ou la biotechnologie. Sans nier la valeur de l’humanisme.

R.Dumoux
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N.B. Les arts appliqués développent particulièrement les cycles narratifs : tapisseries, vitraux, mosaïques, céramiques présentent des exemples impressionnants. Par exemple, les céramiques de Masséot Abaquesne exposées actuellement au Musée d’Ecouen, en témoignent.

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« Africa » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com

En Papouasie

Image à la une : « Les Papous » Maquette colorée pour une toile de 5 mètres x 3. R. Dumoux © viapictura.com

Tel est le sujet de cette toile de 5 mètres x 3 et devant s’intégrer dans mon Ensemble monumental peint composé actuellement de 58 toiles de 5 mètres x 3.

Cette toile a une importance symbolique très forte à notre époque tourmentée.

En effet, nous vivons entourés de dangers qui menacent la nature et la vie.

Outre les diverses pollutions qui sont bien présentes partout, l’électricité semble bien positive avec la production de l’énergie et de la lumière artificielle.

Cependant cette production peut être dangereuse dans la façon de la distribuer : on vient d’apprendre que de nouveaux compteurs seront mis en place et informatisés, automatisés.

Il y a alors un gros problème : on sait de source sûre que ce compteur sera très polluant par ses ondes émises, très dangereux pour l’homme et même il pourra provoquer des incendies dans les maisons où il est placé…

A la suite de ces diverses pollutions et dangers mortels pour la vie sur notre globe le public semble se tourner de plus en plus vers l’observation de la vie , des tribus et ethnies qui restent en marge de nos civilisations. On admire leur culte des ancêtres et leur mode de vie immuable depuis des siècles.

C’est ainsi que j’ai pensé réaliser une toile monumentale où se trouve privilégié, mis en valeur comme exemple ou modèle de pureté initiale : le mode de vie des Papous.

Comment décrire cette toile ?

Il y a plusieurs personnages, certains occupés à construire une maison dans les arbres. Dans cet environnement forestier, plusieurs maisons sont suspendues dans les arbres. Évidemment la présence de la forêt est très importante sur toute la surface du tableau. Je dois dessiner de nombreux arbres.. une véritable forêt dans toute sa variété.

Un grand homme noir escalade une sorte d’échafaudage en branches liées pour constituer de grandes échelles ou échafaudages.
Peu à peu la maison se construit au moins à 10 mètres du sol, avec des branches entrelacées et ligaturées, liées solidement. Evidemment il a fallu prévoir de la même façon un plancher et des murs, tous constitués de branchages assemblés.

Dans cette toile on remarque ainsi des hommes qui construisent, assemblent des branches dans les arbres. On remarque aussi des femmes et des enfants, certains au sol ou occupés à la cueillette de fruits et de fleurs qui serviront aussi à créer des parures pour des fêtes rituelles ou pour constituer de grands masques.

Ils vivent nus ou presque. Il y a des scènes très émouvantes de femmes avec leur enfant. Mais il y a également des personnages en costume de cérémonie constitués de fleurs très colorées. Certains portent des masques de cérémonie constitués de plumes aux couleurs éclatantes.
Au sol, prolifère une végétation luxuriante faites de grosses et larges feuilles avec des fleurs monumentales très riches en formes et couleurs, les fleurs appelées « Pied d’Éléphant »… alors que tout en bas se profile parmi des tiges abondantes la forme ondoyante d’un serpent, le Python vert. Mais au sommet de la construction, au sommet des arbres trône un bel oiseau très coloré, un paradisier.

La composition de cette toile de 5 mètres met en valeur la forêt et les constructions des maisons dans les arbres à l’aide de branches. L’élément principal est la maison au centre de la composition. Et un homme y travaille en ajoutant des branchages qu’il va ligaturer. On distingue de façon évidente les échafaudages, banches assemblées de façon orthogonale.

Les autres figures de cette toile montrent les traditions et activités de ce peuple. Telles sont les parades colorées pour des danses rituelles. Cette danse c’est le Sing Sing rythmée par le son du Tambour. Il y a aussi la danse des squelettes, c’est à dire que les danseurs sont déguisés, maquillés et tatoués en squelettes.
Les matières colorées des masques et des costumes proviennent des plantes des fleurs très abondantes et volumineuses comme celles figurant au sol dans la toile. Pour ces masques et costumes, les Papous utilisent également des plumes d’oiseaux et en particulier celle du Paradisier (oiseau qui figure en haut de la toile, perché au sommet des branchages ).
C’est la vie en harmonie avec la nature avec sa pureté initiale loin des questions d’argent de pouvoir et d’oppression.

Cette toile « les Papous » est un élément important de mon ensemble monumental de 58 toiles de 5 mètres chacune. Elle se rattache à plusieurs autres telles que « les Aborigènes » ou encore « les Dogons », le Kénya et les Peul.

Ces réalisations développent une recherche sur les ethnies, comme si maintenant notre intérêt et notre curiosité étaient plus forts au moment des crises successives des économies fragilisées et remises en question. Tout cela se développe sur le fait de l’effondrement de certaines valeurs matérielles de nos civilisations modernes ultra sophistiquées.
Ainsi nous avons une attention grandissante pour les peuplades qui ont conservé la pureté initiale de la Vie, comme s’il s’agissait pour nous de préserver ce rêve de l’Eden, de l’Empyrée, du Panthéon de toutes les divinités, de Zeus à Dieu le Père, du véritable Paradis Terrestre.
Curieusement cette toile est sous la protection du bel oiseau perché au sommet, le Paradisier cher aux Papous.

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Toile « Les Papous » en cours de réalisation. Tempera sur toile, 5 mètres x 3. Mai 2016. Tous droits réservés. © viapictura.com

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les VIKINGS, projet pour une toile de 5 mètres x 3 de l’Ensemble monumental peint

Image à la une : « Les Vikings » maquette pour une toile de 5 mètres x 3 – © R. Dumoux – Décembre 2015

Suite à la mise au point d’une maquette en noir et blanc (et projet couleur), je commence à graver à la pointe sèche (pointe diamant) sur cuivre : les Vikings.

Il s’agit là d’un nouveau projet de toile mesurant 5 mètres x 3.
Cette toile est destinée à mon Ensemble monumental peint, panorama sur l’histoire de l’humanité composé d’au moins 50 tableaux a tempéra sur toile de 5 mètres x 3 chacun.

Comment conter et suggérer la vie de ces peuples Vikings vivant dans un espace aussi vaste et sur 3 ou 4 siècles ?

Cela m’a contraint à dégager les éléments les plus significatifs de leur histoire. J’ai du considérer les divinités et les personnages principaux tels que Eric le Rouge ou bien Rollon ou encore les dieux et idoles comme Odon ou Thor…. Sans doute ces figures peuvent être présentes dans la réalisation.

Tout d’abord il m’a fallu plusieurs mois (2 ans depuis la 1ère pensée) pour réfléchir et reconnaitre les traits marquant de l’histoire des Vikings, qui me semblait très complexe. Alors j’ai compulsé des documents, des images, des textes et j’ai aussi regardé des films ou vidéos. Peu à peu, après étude et comparaison de ces sources, se sont imposées dans mon esprit des impressions fondamentales.

– En 1er lieu, j’ai constaté que pendant 3 siècles, entre 750 et 1050, la vie économique et politique du monde nordique est dominée par l’activité militaire et commerciale des Scandinaves, connus sous le nom de Vikings par le monde chrétien, qui les a dépeint comme des pirates sanguinaires d’une férocité inégalée.

– D’autre part j’ai pu voir dans les Vikings de grands aventuriers et navigateurs avec leurs Drakkars sur les mers du Groenland (en 982), en Terre neuve (en 1000) à la Russie (en 753) et au travers de la France, à Paris dans les années 800, et dans toute l’Europe, en Sicile et comment ils sont les ancêtres des Normands. J’ai retenu alors leur cruauté, leur violence insatiable, leurs pillages et rapines, la sauvagerie, les crimes de vrais barbares. Et puis j’ai eu connaissance de leur culte de ces idoles païennes et de leur mythologie . . .


Depuis des mois, pour moi, il en fut ainsi et je ne progressais pas dans ma recherche, lorsque, un jour, je me suis rendu compte que les Vikings à une époque donnée, fabriquaient de grandes Croix de Bois Immenses comme celle du Christ. Intrigué j’ai continué mes recherches et peu à peu j’ai découvert un fait majeur et indiscutable : comment ils s’étaient peu à peu convertis au Christianisme.

Un élément important dans cette conversion est peut être ce qui s’est passé en France avec le Roi Charles le Chauve : en 856 Paris est à nouveau attaquée : les vikings menacent de tout brûler si on ne leur verse pas une somme d’argent. Charles Le Chauve s’exécute (en 860). Parallèlement les Vikings semblent se calmer et en même temps avec les proximités du peuple chrétien et sous l’influence des rois, sur plusieurs siècles, peu à peu ils se christianisent.
Plus tard et à la suite de cette évolution, les preuves de la christianisation se font jour avec ces illustres trésors d’enluminures de la chrétienté (le livre de Kells) qui témoignent de leur conversion. Et puis il y eut toutes ces églises en bois comme en Norvège, ces chefs d’oeuvre d’architecture.
La Christianisation se fit donc ensuite progressivement par le contact avec les populations des pays envahis. En contact avec la Foi catholique ; ils s’intègrent peu à peu et finalement l’adoration de la Croix du Christ leur paraissait compatible avec celle des idoles.
Voilà en quelque sorte, l’évolution que j’ai voulu retracer dans cette composition historique peinte.


Description de la composition  » Les vikings »
Ce format horizontal voit un développement de gauche à droite.

Tout à gauche arrivent les Drakkars. Les vikings débarquent sur le sol et s’approchent du monastère anglais de Lindisfarne qui est pillé, incendié (en 793), (dans la composition, l’incendie devient une énorme tache noire avec des flammes rouges)

En bas à gauche les moines sont massacrés et l’on distingue aussi deux Vikings qui dévalisent des objets et monnaies.
Plus au centre de la composition : on remarque d’une part des moines au sol et d’autre part des sortes de sculptures qui sont les idoles brisées, au pied d’une grande sculpture, représentant une idole Viking. C’est déjà comme le symbole de la Transition d’un passage d’un monde à un autre.

Les moines ont été assassinés mais maintenant les idoles sont renversées.

Un point culminant de cette évolution est l’édification de ces merveilles d’architecture en bois que sont les églises des vikings, tellement présentes et admirées en Norvège.

C’est le passage du paganisme barbare au christianisme : on le comprend avec la présence d’une grande croix monumentale de bois que les Vikings se mirent à tailler dans les campagnes… Ainsi ils s’adonnèrent à la construction d’églises en Bois.

Enfin un symbole important de cette époque des vikings, de leur conversion au christianisme est le développement des manuscrits enluminés. Ils sont ainsi représentés sur ce tableau en bas à droite :

il s’agit du livre de Kells (le grand évangéliaire de Saint Colomba.) qui est considéré comme un chef d’œuvre majeur dans l’art de l’enluminure. Il est le manifeste caractéristique de l’art irlandais et de ce style mémorable fait d’une ornementation très riche à base d’entrelacs. (le livre de Kells fut réalisé autour de l’an 800)

N B . : Saint Colomba (521- 597) est le missionnaire qui a introduit le christianisme en Ecosse et au Nord de l’Angleterre. Voir l’abbaye d’Iona.

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L’Océanie. Toile de 5 mètres x 3

Image à la une : « L’Océanie »  projet- maquette pour une toile de 5 mètres x 3 – R. Dumoux – ©viapictura.com

Une autre grande toile est en préparation : L’OCÉANIE .

L’Océanie est dans le Pacifique l’un des 6 continents sur terre. Elle inclut l’Australie, la nouvelle Zélande et la Nouvelle Guinée. Les 3 régions de l’Océanie sont dans l’est et le sud du pacifique, la Mélanésie, la Micronésie, la Polynésie.

Deux points de vue apparaissent pour considérer l’Océanie :

– D’une part cet ensemble de territoires exalte le mythe du Bon Sauvage, de la Vahiné, mythes qui ont été très développés comme images du jardin d’Éden. Les voyages autour du monde (de Bougainville, Lapérouse et ensuite James Cook), dans ces paysages luxuriants, donnent corps à ce mythe du bon sauvage selon les idées de Rousseau : l’homme en harmonie avec la nature et protégé des dépravations de la civilisation.

ob_571736_dumoux-oceanie-detail2« L’Océanie » (détail) projet- maquette pour une toile de 5 mètres x 3 – R. Dumoux – ©viapictura.com

– D’autre part, Lapérouse va déconstruire cette image idyllique et montre des peuples sauvages d’une grande violence : l’assassinat du capitaine COOK est un exemple. Il y eut alors tout un courant de pensée inspirant la crainte de ces tribus exotiques qui maintenant apparaitront barbares, et qui pillent, assassinent. Il y eut même des exemples de cannibalisme. Autant de fait opposés au rêve bien agréable du bon sauvage. On se fait une idée très barbare de ces peuples qui semblent parfois l’incarnation du Diable. Ce sont des tribus dont le nature primitive de l’homme domine. Cela d’ailleurs servira à justifier les entreprises de colonisation de la société de l’époque qui, de sa supériorité propose un modèle universel de civilisation.

ob_4a1b9d_dumoux-oceanie-detail1« L’Océanie » (détail) projet- maquette pour une toile de 5 mètres x 3 – R. Dumoux – ©viapictura.com

Ce sont ces deux tendances contradictoires, ce dilemme que je veux traduire dans cette toile de 5 mètres.

– La composition va se dérouler sur un fond de paysages montagneux impressionnant et très verdoyant sous un ciel d’un bleu intense, parfois chargé de nuages contrastés, blancs et très lumineux.

– La végétation, les palmiers, les bananiers, les fleurs exotiques se développent à profusion. Dans ce panorama on remarque un bras de mer et le bateau de Cook abandonné alors que les navigateurs, les matelots ont été agressés. Sur le rivage ils sont pourchassés, assassinés…
Les figures se déploient dans ce paysage à gauche et à droite de la composition.

A gauche on distingue la vie du bon sauvage, le tipi, les vahinés, les fleurs, la cueillette des bananes. Au centre la prolifération végétale des îles et à droite les insulaires sauvages devenus violents et assassins des navigateurs et explorateurs. Cook y perdra la vie après avoir quitté son navire.

Enfin on remarque ce chien particulier aux îles, comme dans les tableaux de Gauguin.

Ce travail est conséquent pour la réalisation : en raison du nombre des figures, des paysages caractéristiques, des branchages et rameaux complexes et variés.

– Une maquette, un projet de 80 cm x 55 cm dessiné avec précision est réalisé. Pour l’instant l’agrandissement à la grandeur réelle sur la toile de 5 mètres est en cours.
Le long travail de réalisation finale se fera plus tard. Cela concernera : l’ébauche colorée, le travail approfondi de la couleur saturée, les contrastes et les lumières.

PS : En parallèle, pour cette composition une gravure en pointe sèche sur cuivre est en cours de réalisation.

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Le Tibet. Toile de 500 x 300 cm

Image à la une : « Le Tibet » projet-maquette pour une toile de 500 x 300 cm – R. Dumoux – ©viapictura.com

LE TIBET, le Toit du Monde.

Recherche et projet-maquette pour une toile de 500 x 300 cm

Le Tibet, c’est l’Himalaya, la proximité de la Chine, c’est l’Everest avec ses 8 848 mètres, Lhassa est la capitale, le cœur spirituel du Tibet avec ses temples et lieux sacrés depuis des siècles.

Ces quelques suggestions me permettent d’approcher une composition.
L’Himalaya est mis en place en premier lieu, il est le toit du monde. Egalement le grand monastère de Lhassa, bien reconnaissable avec ses étages, occupe une partie importante du tableau.
Dans la moitié inférieure du tableau : une procession de moines et de danseurs aux vêtements très colorés aux danses mouvementées : ce sont les danseurs sacrés.
Dans l’espace montagneux se répartissent des autels de prières, petits monuments de formes pyramidales. Ils entourent ici où là les monastères.

Souvent ces autels de prière sont reliés par des tissus colorés très vifs qui constituent comme de grands rubans multicolores flottant au vent : ce sont les drapeaux à prières qui relient entre eux les autels. Ces drapeaux à prières se déroulent aussi dans le paysage de montagne à proximité des monastères.

Ces drapeaux à prière sont de petites toiles colorées peintes et aussi porteuses d’écritures sacrées. Flottant au gré du vent, elles communiquent avec le monde en confiant au vent des pensées, prières et intentions sacrées. Les drapeaux à prières sont très importants en nombre et introduisent dans l’ensemble de mon tableau une grande vibration colorée qui se retrouve dans les vêtements des danseurs sacrés et des moines bouddhistes. La dominante colorée est ce rouge si particulier de Lhassa. Mais les drapeaux à prière sont de couleurs très diverses : des blancs, des bleus foncés, des rouges, des jaunes, verts et toutes les nuances de rouge.
Le monastère de Lhassa, qui se détache et s’élève comme pour se mesurer à l’Himalaya est une architecture imposante avec sa multitudes de fenêtres qui sont autant de regards et d’ouvertures sur le monde.
Pour l’instant la maquette de cette toile est réalisée et dessinée avec précision (document ci-dessous).

Viendra ensuite la recherche très affirmée sur la couleur, comme sur la matière des roches de l’Everest, sur ses reliefs arides ou encore sur ce sol caillouteux au pied des danseurs sacrés.

Je dois aussi effectuer une étude rapprochée des tissus peints légers et parfois transparents de drapeaux à prières et de leur calligraphie et aussi des tissus très vivement colorés des danseurs. Cette maquette précise étant aboutie et très colorée, je dois maintenant passer à l’agrandissement sur la toile de 5 mètres.
Ce travail se fera plus tard sans doute au printemps 2015

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L’exotisme au XVlllème siècle

Image à la une : « L’exotisme » Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – ©viapictura.com
Mon ensemble monumental peint de 50 toiles de 5 mètres x 3 , Pictorama, à propos de l’histoire de l’humanité évoque les divers siècles de l’histoire et en particulier le XVIIIème avec plusieurs toiles monumentales. L’une d’elles est consacrée à l’exotisme. Cet article apporte un complément d’information au sujet de cette réalisation.

– Au XVIIIème dans le cadre des voyages d’exploration du Pacifique en Océanie, Bougainville débarque émerveillé à Tahiti en 1768 et se croit transporté dans le jardin d’Éden. En effet à cette époque la navigation avait fait de grands progrès et les Français, hollandais ou Anglais partaient à la conquête de nouveaux territoires. C’était une compétition pour la connaissance scientifique et on réalisa des cartographies, des descriptions et illustrations de ces territoires conquis.

– En 1771, Bougainville revient et publie son journal « Voyage autour du monde avec la Boudeuse et l’Étoile ». Il donne des descriptions luxuriantes et donne naissance au mythe du Bon Sauvage avec les hommes oisifs et les femmes étendues (selon l’idée de Rousseau qui décrit l’homme en harmonie avec la Nature et protégé des défauts de la civilisation).

– Cette vision idyllique est contredite ensuite par LAPEROUSE en 1797 qui dépeint des pays sauvages d’une extrême violence. Lapérouse disparaîtra plus tard à Vanikoro sur l’ile du Diable, dans un cyclone redoutable. (J’ai évoqué ce naufrage dans ma grande toile de 5 mètres x 3 intitulée « la Grande Vague »)

– Plus terrible encore est l’aventure de James Cook. Débarquant à Hawaï, il fut pris pour un Dieu et accusé d’actes sacrilèges par les Hawaiens, il fut massacré.

A la suite de ces récits d’exploration il y eut l’imagination des dessinateurs, peintres fascinés par ce monde nouveau. Pour frapper l’imagination, ils exagèrent les traits de ce qu’ils observent comme par exemple les vues de la Polynésie par les peintres à partir des descriptions de Cook. Il y a une grande récolte d’informations variées.

Cette réalité est interprétée en fonction des idées ou sciences de l’époque. Par exemple Dumont D’Urville engage un phrénologie de l’époque pour observer la forme des crânes et en déduire des caractères moraux. Il fit des moulages exposés en 1840. Depuis les récits de Cook et de Lapérouse et les festins cannibales, les indigènes sont devenus des méchants cruels dans les récits d’aventure.

– Outre cette cruauté il y eut aussi la Vahiné ou l’Eve du Bon Sauvage opposée à cette sauvagerie cruelle. La Vahiné est originaire de Polynésie (le cannibale venant de Mélanésie, de Guinée ou de Nouvelle Calédonie)

Ce sont là les deux concepts fondamentaux du monde judéo-chrétien qui oppose le Bien au Mal, ou le Paradis à l’enfer.

Le paroxysme de cette situation est atteint dans l’exposition coloniale de 1931 à Paris : 100 Kanaks de Nouvelle Calédonie, 14 femmes et 5 enfants sont exhibés au Jardin d’Acclimatation.
Cette manifestation très visitée soulève de l’indignation de la part des surréalistes et aussi des politiques. Cela créé une polémique qui stoppe la pratique des zoos humains et anéantit le mythe du cannibale.

Alors se développe un engouement pour les arts primitifs, les arts premiers, qui auront une influence grandissante dans les arts jusqu’à maintenant.

R.Dumoux
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ob_889abe_dumoux-igp3126-jpg« La grande vague » Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – ©viapictura.com

Charlemagne – Toile a tempéra 500 cm x 300 cm

Image à la une : Charlemagne – Toile de 5 mètres x 3 – R. Dumoux © viapictura.com

 

Les revues d’art annoncent les expositions de l’été. Et je découvre un article intéressant à propos d’une exposition Charlemagne, à St Riquier à l’occasion des 1200 ans de sa mort.

Il se trouve que j’ai réalisé une toile monumentale à tempéra : Charlemagne, la Renaissance Carolingienne.

Dans ce blog viapictura, un article est consacré à la vie et à l’oeuvre de Charlemagne, à la Renaissance Carolingienne. (dans le cadre de l’ensemble monumental peint de 50 toiles de 5 m. x 3 à propos de l’histoire de l’humanité).

-> Voir l’article ici.

Mon travail de peinture se rapporte souvent au concept de Renaissance qui semble devenir d’ actualité.

Je me permets de citer certains mots de S.Flouquet auteur de cet article de revue.

Cet anniversaire de la mort de Charlemagne est l’occasion de rappeler le renouveau culturel des VIIIème et IXème siècle.

Charlemagne veut favoriser la culture et l’enseignement et en particulier chrétien : cela caractérise la Renaissance Carolingienne.

Tout se passe à Aix La Chapelle capitale de Charlemagne qui était fasciné par Rome.

Il voulut développer la culture et l’enseignement mais il a aussi une grande influence dans le domaine de l’architecture dans la construction d’édifices en particulier monastiques. Il détermina un style annonçant l’art Roman.

De plus les ateliers et scriptoria se développent et prennent une grande importance culturelle.

Les copistes réalisent les manuscrits pour créer des bibliothèques conséquentes . Ces copistes vont aussi se faire enlumineurs et seront les grands artistes de la Renaissance carolingienne.

Inspirés par l’antiquité classique, ils recréent l’esprit antique : le dessin, les compositions et la couleur. On dépasse l’abstraction linéaire, la stylisation pour évoluer vers une facture plus riche et naturaliste dans la forme et dans la couleur. Cette grande richesse des manuscrits va favoriser le développement culturel et en particulier le christianisme.

 

Raymond DUMOUX

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Article sur : Charlemagne. Toile de 5 m. x 3 m. 

Représentation de l’espace. Toile de 5 mètres x 3

Image à la une : « Espace, trou noir » (détail pris dans l’atelier) – tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux © viapictura.com

 

Léopold TROUVELOT
Observations et représentations de l’espace, des astres et du cosmos
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La réalisation de mon ensemble monumental peint de 50 toiles de 5 mètres x 3 chacune, présente plusieurs réalisations se rapportant aux vues du ciel, par exemple de la lune, des astronautes ou du parcours des planètes dans l’espace. Ensemble monumental peint de plusieurs grandes pièces décrivant l’espace (qui sont également intégrées dans mon ensemble monumental de 50 toiles de 5 m).
Le lecteur voudra bien excusez mes redites et répétitions mais internet ne permet pas facilement toujours de reconnaitre des ensembles aussi conséquents.

J’envisage d’aborder un nouveau programme de peintures du ciel avec des toiles de 5 mètres. Je viens de revisiter les images que la NASA publie : celles de Mars ou Vénus. Ces magnifiques vues de l’espace sont inspirantes pour de nouvelles compositions peintes. (Elles peuvent aussi évoluer du pur réalisme à l’invention de cosmogonies symboliques.)

On connait bien la photo de ces planètes lointaines mais le fait de les dessiner et de les peindre est très enrichissant car cette nouvelle vision, ce nouveau regard apporte un plus pour la connaissance de tel ou tel astre. Et cela grâce au médium de la Peinture.

Cette tentative remonte au 19éme siècle : avec Arago l’astronomie s’est beaucoup développée. Alors certains amateurs ou professionnels s’adonnent à la seule technique d’observation avec les instruments d’astronomie et d’autres se livrent à la pratique du dessin d’observation et à l‘astrophotographie. Quelles que soient leurs pratiques picturales du dessin, de la plume ou à l’huile, ils voulaient comprendre les phénomènes célestes.

Trouvelot astronome et peintre, scientifique ayant l’oeil de l’artiste, créé des oeuvres du plus grand intérêt.
En 1880 il observe et peint au pastel ( 87-95 cm) Saturne et son anneau. (Bibliothèque de l’observatoire. Paris) Il réalise ainsi des pastels originaux des planètes qui peuvent être comparés aux équivalents en chromolithographie d’après les observations au télescope.

On peut voir à la Bibliothèque de l’observatoire à Paris les pastels de Trouvelot et ainsi les comparer aux chromolithographies. On remarque que toute reproduction apporte une nouvelle dimension à l’oeuvre..
L’objet céleste est perçu par notre rétine, regardé et enregistré par l’astronome qui peut ensuite réaliser un dessin ou un pastel comme Trouvelot .
Trouvelot réalise le pastel de Saturne : cette planète apparait plus brillante, plus vive et régulière dans ses couleurs en comparaison de la chromolithographie. C’est une interprétation différente de la vision naturelle qui constitue un apport à la connaissance des astres. Cette remarque est importante car elle laisse à la peinture actuelle un rôle d’un grand intérêt dans la mesure où elle peut apporter une nouvelle touche à la vision des astres.

ob_751950_dumoux-espace5-jpgRaymond Dumoux : « Espace, trou noir » – projet pour une toile de 5 mètres x 3 – © viapictura.com

Maintenant ces observations et réflexions m’amènent à envisager une toile de 5 mètres , dans le cadre de plusieurs oeuvres déjà réalisées sur ce thème de l’espace.
Dans cette réalisation peinte (différente d’une photo ou d’une image d’ordinateur) il y a un apport un enrichissement de la connaissance du ciel et aussi de sa diffusion sensible auprès du public.
C’est à dire que mon grand tableau va offrir une autre dimension à cette image de la Nasa, une autre sensibilité, une autre vibration. Cela permet d’affiner la connaissance de l’astre ou d’une partie du ciel.
C’est aussi le rapprochement de l’art et de la science. Bien sûr réaliser une image du ciel en peinture constitue un gros travail d’autant plus que les dimensions sont importantes. Enfin cette image peinte d’un astre rend grâce à la beauté des corps célestes et du cosmos.
Tel est le projet que j’envisage de réaliser sur une toile de 5 m x 3 destinée au Pictorama, c’est à dire à mon ensemble monumental peint de 50 toiles de 5 m x 3. (visible sur www.viapictura.com)

Actuellement, j’ai réalisé la maquette d’une vue imaginaire de l’espace. Dans cette composition apparait un Trou Noir auquel se joignent deux représentations connues : d’une part, celle de la course de nos planètes, Saturne, Mars, ou Jupiter et d’autre part la Terre. Dans le mouvement de la terre sont entrainées de minuscules silhouettes humaines , flottant dans l’espace qui ainsi est encombré, constellé de toutes ces poussières.

Les créatures et les humains sont des poussières d’Etoiles, moisissures flottant et se dissolvant et comme attirées puis englouties par le trou noir mais aussi constellations de lumières qui ainsi disparaissent et ne cessent de se renouveler.
Un regard aussi sur l’humaine condition.

R.Dumoux

www.viapictura.com

ob_28a617_trouvelotsaturne1874-jpgLeopold Trouvelot – Pastel de Saturne
ob_8503eb_dumoux-espace5-2-jpgRaymond Dumoux : « Espace, trou noir » – projet pour une toile de 5 mètres x 3 – © viapictura.com