Ma participation à l’Art Monumental

Image à la Une : dans l’atelier, devant l’une de mes toiles monumentales de 5 mètres x 3, « Saint Louis » – Raymond Dumoux

ARCHÉOLOGIE MONUMENTS.

J’ai toujours manifesté un intérêt à l’Art Monumental, étant dans la proximité d’églises romanes. En particulier à partir des fresque de l’église de Gourdon et surtout des fresques de l’église de Berzé-la-Ville, illustres et reconstituées à Paris au Musée des monuments Français. Il est conseillé, pour un ressourcement, de visiter ces ensembles exceptionnels de moulages des années 30 des monuments  essentiels de notre patrimoine.
Parcourant mes livres et revues, dans notre actualité, je découvre au Louvre la Collection Campana et m’apparaissent des vues spectaculaires de la monumentalité des édifices antiques, étrusques, telles les tombeaux de Cerveteri au Louvre et les innombrables objets témoins des monuments romains ou de la statue monumentale de Jupiter.

Un autre livre évoque à mes yeux la vue d’une colonne antique faisant partie d’un ensemble de 36 colonnes de 21 mètres de haut, reflet de l’art Monumental à Suse (Iran) au palais de Darius. Cette colonne est présente au Louvre dans sa partie supérieure, son chapiteau orné de deux taureaux monumentaux.

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Chapiteau d’une colonne de la salle d’audiences (Apadana) du Palais de Darius Ier –
Louvre – Département des Antiquités orientales : Iran

Je ne fais qu’évoquer de possibles recherches, sous le regard de Phidias et des Frises du Parthénon, de multiples exemples se proposent jusqu’au Taj Mahal ou au Musée de Topkapi, ou encore à Cordoue

Plus proches de nous, nos « Cathédrales de France », doivent être mentionnées en particulier. Les tympans sculptés de Vézelay ou d’Autun avec Gislebertus sont illustres parmi les œuvres monumentales de tous les temps. Il en est de même pour les vitraux de Chartres, de la Saint Chapelle, et des Grandes Roses de notre Dame De Paris.
L’un des plus grands chefs-d’œuvre de la Chrétienté.

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« Le Moyen Age » Toile de 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux

Dans la proximité de ces chefs-d’œuvre il m’a été donné de travailler avec un verrier de Chapaize à des vitraux dont je suis l’auteur, le cartonnier et le peintre aussi.
J’ai par exemple conçu des vitraux pour des églises romanes comme par exemple l’église édifiée sur le lieu natal de Saint Bernard à Fontaine-les-Dijon.

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Vitrail de Raymond Dumoux – Église Saint Bernard de Fontaine les Dijon (Côte d’Or)

D’autre part il m’a été propose d’exposer dans des église romanes connues des toiles  monumentales de ma création. Ces toiles sont extraites de mon ensemble monumental peint Pictorama composé de 60 grands tableaux de 5 mètres x 3 mètres, à propos de l’Histoire de l’Humanité. Plusieurs de ces toiles furent ainsi présentées en l’église de Mont-Saint-Vincent et en l’église très connue de Laives, telle ces toiles de 5 mètres x 3 ci dessous.

Raymond Dumoux
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Exposition d’une toile monumentale « Charlemagne »- Église de Mont-Saint-Vincent – Raymond Dumoux

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Exposition d’une toile monumentale « Du Colisée au Golgotha »- Église de Laives – Raymond Dumoux
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« Du Colisée au Golgotha »- Tempera sur toile – 5 mètres x 3 mètres  – Raymond Dumoux

 

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Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (6)

Image à la Une : Vue de mes collections de toiles

(Articles divers au jour le jour…)

Mais revenons à mes lectures quotidiennes ainsi qu’à mes chères études et dessins, croquis de lecture de chaque matin.

J’en viens à parler d’un Collectionneur du 19e siècle en Italie : le marquis Campana 
Il est né à Rome. Exposées au Louvre actuellement, ses collections sont impressionnantes. Immenses, elles sont composées de milliers d’objets d’archéologie, de sculptures, de 600 peintures dont Botticelli et autres grands maîtres illustres.

C’est ainsi que me revient en tête cette image du temps du lycée où je recueillais tout ce passé glorieux de la littérature, de l’art aussi pour  réunir de nombreuses images et rêves de l’art. Tout était un peu flou mais je n’avais pas vraiment de choix, car pour une orientation professionnelle j’étais embarrassé et je n’avais pas de préoccupation réaliste  pour un choix précis.
Ensuite il me fut impossible de ne pas faire du dessin et d’accumuler, d’entasser sans rien jamais jeter. Mais je ne pouvais pas raisonnablement devenir collectionneur faute d’argent, de lieux et de milieu familial ou social adéquat pour cela.
Mon travail artistique ne fit que se multiplier se diversifier, s’enrichir. Les écoles d’art avec leurs entassements de moulages de la statuaire de tous les temps, des grecs aux romains ou Assyriens. Et puis les études approfondies d’histoire de l’art enrichit, compliqua de plus en plus mes tendances aux collections et il en fut ainsi de mes productions personnelles telle par exemple une collection de 2000 dessins de même dimension A4  rassemblés en dossiers. 
Pour arriver peu à peu à un travail continu pendant des années incessamment.  Il n’y eut pas une année où il ne m’est pas possible de signaler des suites importantes de réalisations.
C’est ainsi que j’arrive maintenant à affirmer l’existence de mes collections très envahissantes de dessins, gravures (une multitude de caisses), peinture sur panneaux puis de toiles par centaines et aussi d’objets  construits.
Pour culminer avec un ensemble monumental peint de plus de 60 toiles de 5 mètres x 3 chacune, sur l’histoire de l’Humanité. Panorama qui collectionne des actions et scènes de la préhistoire à l’époque actuelle. Apparaissent ainsi la Robotique, la Conquête de l’espace, l’Évolutionnisme ou  la Biodiversité en cours d’évolution…

Raymond Dumoux
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Collections de gravures – 2019 – Raymond Dumoux
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Vue de mon atelier – Raymond Dumoux

Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (5)

Image à la Une : Empilements, accumulations de mes œuvres

(Articles divers au jour le jour…)

Cependant dans l’accumulation de mes réalisations, dans les divers ateliers et endroits où je travaille, il me faut effectuer des rangements, des classement, dans ces lieux de 220 ou 230 m2 environ, complètement occupés de mes toiles monumentales, grandes toiles, panneaux a tempéra ou caisses de gravures, de  dessins

Alors que je suis occupé à classer quelques épreuves de gravure  sur cuivre  abandonnées, je redécouvre  un livre sur Uccello. Je m’arrête à la bataille de San Romano et sur son Saint Georges et le dragon, thème (avec le St Michel quoique différent) qui m’est bien familier, et que j’ai souvent développé en gravure ou sur panneaux  a tempéra  comme sur des grandes toiles murales de  2,5 mètres x 1,5 m. Uccello, ce personnage solitaire  mélancolique reste pour moi un monument de la culture occidentale.

Bien d’autres points de vue seront abordés dans cette pensée de l’art.

Raymond Dumoux
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Paolo Ucello – Saint Georges et le Dragon

Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (4)

Image à la Une : Vue du Projet de Crucifix pour Jérusalem

(Articles divers au jour le jour…)

Cette pensée de la sainte Russie me conduit à reconsidérer les Saintes Écritures. 
D’autant plus vivement que en ce moment je travaille à un grand Christ en Croix inspiré des Croix de Saint Damien.

Ce travail représente une icône de 1,70 m de haut  et 1,50 m de largeur pour ses bras, destinée à la chapelle édifiée sur le lieu de la 7éme Station du Chemin de Croix, Via Dolorosa à Jérusalem.

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Crucifix pour la chapelle de la 7éme Station, Via Dolorosa, Jérusalem – Projet coloré – Raymond Dumoux

Cette œuvre Sacrée sera peinte, réalisée a tempéra selon le procédé que j’explique sur mon Blog Viapictura, au sujet des grands principes du métier de la peinture (panneau de bois marouflé de toile et préparé au plâtre et à la colle de peau, en couches minces et transparentes. Vient ensuite la peinture est à l’œuf – jaune et blanc – liant les pigments colorés. (ce sont les procédés des diptyques ou triptyques par exemple)
Dans cette réalisation il y a là pour moi une grande humilité et une vénération, un grand honneur (en pensant modestement à Van Eyck ou à Antonello de Messine ou à Barthélémy d’Eyck), Maîtres que je revisite avec  la plus grande admiration.

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Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (3)

Image à la Une : Assassinat de Nicolas II et de sa famille (détail d’une toile monumentale « La Russie »)

(Articles divers au jour le jour…)

Je viens de représenter cette famille assassinée dans une toile de 5 mètres x 3 à propos de la Russie historique (de mon cycle monumental peint Pictorama)

Une petite description de cette toile monumentale semble s’imposer : elle est composée en 3 registres horizontaux.
La partie du bas se réfère à la Russie de la Révolution Russe au moment du communisme dont  seul subsiste maintenant la statue de Lénine alors que se déroulent le goulag, les camps et l’assassinat de Nicolas II, de sa femme et de ses enfants.
Dans la partie médiane, il y a comme un envol. Au centre, paraissent des usines et Gagarine va conquérir l’espace avec sa fusée.
Puis dans la bande supérieure apparait la renaissance de l’ancienne Russie, du moins des aspects très reconnaissables : les  églises orthodoxes et le réapparition du drapeau des tsars au cours de l’été 2018. Je me suis particulièrement intéressé aux dessins et reliefs colorés des bulbes des  cathédrales de Moscou. De même aussi à l’intérieur d’une cathédrale se remarquent des fresques qui évoquent Roublev, ses compositions et couleurs inspirées.

Raymond Dumoux
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Vue partielle dans l’atelier d’une toile monumentale de 5 mètres x 3 : « La Russie » – Raymond Dumoux

 

 

Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (2)

Image à la Une : vitrine étagère placée derrière ma chaise à la table de la cuisine

(Articles divers au jour le jour…)

Mes dessins se poursuivent et cette fois se rapportent aux miniatures de Christine de Pisan dans l’Épitre à Othéa. Ou bien encore avec les miniatures du Cantique des Cantiques au 13éme siècle en Italie.

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« La Roue de Fortune » – Crayon de couleur et mine de plomb sur papier – Raymond Dumoux

Et parfois, sur le coin d’une table de ma maison qui est peu à peu une sorte d’atelier, (chaque pièce étant ainsi), je parcours les chapitres de la Légende Dorée et les récits de la vie des figures historiques.  Telle est ma source  d’inspiration pour le moment.

La table de cuisine est destinée aux repas mais aussi à mes dessins  quotidiens  avec sa vitrine étagère placée derrière ma chaise. Sur cette table, le titre d’un volume m’interpelle : « Chagall, Lissitzki, Malevitch ». Je revisite le constructivisme, le suprématisme à cette époque après la révolution Russe à la suite des malheurs et désastres  et  après le massacre de Nicolas II et  de sa famille. Je comprends le choix de  Chagall de quitter  Vitebsk et son école populaire d’art  pour  travailler sa peinture à la  façon d’un poète, d’un grand inspiré. Alors que l’école d’Art de Vitebsk va se diriger vers un certain nombre de poncifs plus pratiques. J’en parlerai mieux bientôt.

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« Le Cantique des Cantiques » Ébauche d’un panneau a Tempera – Raymond Dumoux

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Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (1)

Image à la une : « Tête sculptée – Afrique » (détail) – Crayon de couleur sur papier – Raymond Dumoux

Articles divers au jour le jour

A titre d’exemple, cet article et les suivants font référence à mes recherches et pensées  sur l’art pour une période assez brève de quelques jours pendant plusieurs mois.
De multiples sources se présentent : les images, les livres, les articles de revue, les photos d’œuvres d’art, les noms d’artistes de tous les temps et aussi les photographes, vidéastes, graveurs et dessinateurs, les images publiées sur internet, tels des documents sur l’Égypte ou sur  Jérôme Bosch et les grandes expositions en Art… etc.

Ainsi ce jour mon regard  se porte sur une compilation, un énorme livre, très lourd, d’au moins 5 ou 6 kilos : c’est l’œuvre d’un chinois Ai Wei Wei. Ce mois ne me suffira pas pour l’épuiser, pas plus que l’observation des 10 milliards de graines de tournesol (en céramique émaillées) et  transportées à Londres avec mille chinois à la Tate Galerie.

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Sunflower Seeds (Graines de tournesol) (détail), 2010, porcelaine peinte à la main, 12 x 8 x 0.1 cm
© Studio Ai Weiwei

Je regarde des vues, je lis des titres d’article et remarque les photos. Je regarde avec attention les sculptures de Charles Ray ou de John de Andrea qui était présent  au Petit-Palais à Paris avec une très belle sculpture qui peut évoquer l’hyperréalisme. En effet la  technique est très étonnante et mérite d’être étudiée de prés.
Alors la sculpture égyptienne que  je rencontre souvent dans mes lectures, s’impose à mon imagination .

Je revois de multiples séances de dessins d’après l’antique. Ce sont alors les Assyriens, Gilgamesh puis les nus dans l’art grec, Praxitèle, Lysippe ou Phidias avec des retours à l’imagination des sarcophages et des momies égyptiennes jusqu’au chat momifié  accompagné des innombrables statuettes des tombeaux, les fameuses Ouchebtis sous le regard des portraits du Fayoum.

S’en suivent quelques uns de mes dessins  qui pourront figurer dans certaines de mes  compositions de gravures ou de panneaux a tempéra ou de grandes toiles.

Raymond Dumoux
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La Pensée de l’art dans le blog viapictura

L’ART dans le BLOG VIAPICTURA.

Quelques artiste actuels :
Damien Hirst Jeff Koons. Soulages. Derain. Buren. Vasconcelos. Gloria Friedman. Lavier. Boltanski. Rothko. Mapplethorpe Garouste Bill Viola. Cy  Twonbly. Richter. Tapies. Morellet. Clemente. Penone. Sophie Calle. Basquiat. Cursky. Cindy Scherman. Sigmar Polke.. Serra. Don Judd. Kusama. Anish Kapoor. Kiefer. Boetti. Nam June Paik. Sol Lewitt. Eva Hesse. Kosuth, Bruce Nauman Mona Hatoum. De Kooning. Rachel Witheread. Pipilotti Rist. Fischli et Weiss. Les Peintres de Monochrome : Klein, Malevitch, Rodchenko, Soulages, Buren, Mosset, Toroni Parmentier. Gupta.
Tous aperçus ou vu dans des expositions, biennales ou rétrospectives de grands musées depuis les années 70- 75 jusqu’aux années 2000 et plus.

– Le lecteur assidu de mon blog viapictura a sans doute remarqué que beaucoup de mes notes et références se rapportent aux anciens maîtres, de l’Antiquité  à la Renaissance, aux grands artistes ou miniaturistes du Moyen-Age comme aux chefs d’œuvre de l’antiquité gréco-latine ou encore de  l’Assyrien ou de l’Égypte ; tout un passé jusqu’au  19ème siècle et à Rodin.
Je n’ai pas voulu être exhaustif ni orienter quiconque dans cette seule perspective. Je n’ai fait que citer les sources évidentes sur lesquelles je réfléchis et travaille souvent.
Et les mouvements du 20éme et du début du 21ème siècle demeurent pour moi d’une signification importante quant à l’évolution historique et mondiale de la société.

L’art contemporain actuel peut décevoir et paraitre matériel, manquant d’élévation, intellectuel , incompréhensible. Il n’est pas ce papillon aérien de ¨Psyché » qui virevolte au gré du vent pour nous insuffler une pensée, il a la pesanteur du Diable d’argent sous lequel peine le peuple et à l’aide duquel il écrase de son pied la grâce de la pensée libre et intelligente. Cependant je considère réellement les artistes dits contemporains qui sont en recherche et je vois leurs expositions.

– Je me réfère par exemple au collectif  ART & LANGUAGE (Voir sur le site du centre Pompidou) qui m’assure d’une certaine liberté d’esprit et dans lequel je me retrouve pour quelques uns de mes travaux.
D’ailleurs il semble que le blog Viapictura que je tiens, manifeste un certain nombre des caractéristiques des activités de Art & Language
Je citerai ici à titre d’exemple  quelques uns de mes travaux décrits dans les articles du Blog viapictura. Ils coïncident de près avec les propos de Art & Language.

Art & Language pose la question suivante : « Comment un texte sur l’art pourrait-il être considéré comme une création artistique ?

L’expérience de l’Ekphrasis  me semble t-il permet de répondre affirmativement.

Tel est l’exemple de Mantegna qui a réalisé un tableau : « la Calomnie d’Apelle » tableau ancien (disparu) selon la description de l’historien antique Lucien.

Le texte devient une véritable création : il décrit la composition, les figures, leurs habits, leur époque et leur activité.
« Et verbum factum est ». C’est une phrase biblique qui a été incarnée en art : le verbe, le mot s’est fait chair .

Les textes de Art & Language sont très divers :

– il y a des protocoles qui décrivent des installations ou accrochages d’œuvres existantes ou à réaliser.
– Souvent des textes et lectures à elles seules constituent l’exposition avec une présentation à l’image d’un tableau.
– Il y a des conversations (avec le spectateur parfois)
– On découvre aussi  des  descriptions en tout genre.
– Enfin on lit des textes de critiques d’art ou des emprunts à des artistes ou critiques (Malevitch, par exemple.)

Il est intéressant de comprendre ce qui distingue Art &Language de l’art Conceptuel ;
Depuis Avril 2016, le château de Montsoreau près de Saumur a réalisé une exposition du travail de la collection de Art & Language.
L’art conceptuel apparait comme un dérivé de Art & Language. L’art conceptuel paraissant plus limité et maintenant en fin de parcours, alors que Art & Language est complexe, historique et bien Vivant.

– Dans l’ensemble de mon travail il est permis d’envisager diverses tendances ou réalisations  qui s’apparentent de très près aux travaux de Art & Language.
Je citerai déjà le blog que je tiens depuis 10 ans qui est une compilation de textes historiques et de descriptions de mes travaux réalisés, de descriptions du métier de peindre. Et aussi des sources mythologiques historiques. Avec par exemple la description du mandala et de son rôle.

– Exemple : Les textes de mon Blog fonctionnent comme des Ekphrasis, c’est à dire  réalisant une description complète de chacune de mes toiles de 5 mètres. Texte permettant de la réaliser, sa composition, ses figures, les lieux, paysages et architectures.

Avec cet article je tiens à citer et à honorer les anciens maîtres de l’Art qui m’ont inspiré profondément et pour lesquels je devais essayer de montrer l’élévation par mon travail.

De même que Rubens (si je puis me permettre) a rendu un hommage à Léonard de Vinci  en faisant une copie magistrale de la Cène appelé aussi  » The Last  Super » ) J’ai moi même réalisé en 2017 une copie de la Cène, sous l’angle particulier du coloris avec ses couleurs translucides et superposées. A tempéra. (350 x 200 cm)

Quelques Maîtres anciens vénérés.
Véronèse. Rodin. Tiepolo. Rubens. Mantegna. Durer. Altdorfer. Rembrandt. Fra Angelico.  Carpaccio. Michel Ange. Titien. Le Greco. Velasquez, Jordaens. Grünwald. David. Goya. Praxitèle. Martin Schongauer. Brueghel. Hubert et Jean Van Eyck. Hokusai. Quentin Metsys. Pol de Limbourg. Jean Bourdichon. Jean Haincelin. Jean Fouquet. Phidias. Piranèse. Piero della Francesca… et les autres.. Beatus de Liébana. Duccio et la Maesta. Christine de Pisan…

R. Dumoux
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Mon travail de dessin – Avril / Juillet 2018.

Image à la une : Mise en place du dessin d’une grande toile de 5 mètres. R. Dumoux ©viapictura.com

Comme j’ai pu l’écrire, chaque jour un travail graphique s’impose à moi. Chaque jour, au moins 2 à 3 pages dessinées sortent de l’ombre, prennent naissance et cela depuis plusieurs décennies.

Ce sont des desseins inspirés parfois de catalogues imposants de Rembrandt à Poussin ou Dürer ou encore des Fresques des temples de Lhassa au Tibet ou de Turquie comme  des églises romanes… Images et desseins inspirés aussi des revues d’art comme « l’Estampe », ou  des miniatures de Jean Fouquet et de Jean Bourdichon et de bien d’autres.

Enfin ce sont aussi des dessins imaginés librement évoquant un souvenir, un concept issu de ma pensée, de mes lectures ou bien simplement le souvenir d’œuvres vues et analysées, que ce  soit au musée d’Orsay ou au Louvre ou encore au centre Pompidou pour se terminer au palais de Tokyo avec le monde actuel ou au musée d’art moderne de la ville de Paris. Autant de lieux que j’ai bien souvent fréquenté (sur une durée d’environ 30 ans) en visitant de très nombreuses expositions ou rétrospectives à Paris. En témoignent mes feuilles de notes ou petits croquis, schémas de ces années là.
Et aussi ailleurs, ce furent des dessins inspirés  du geste puis d’une forme automatique qui se développe indéfiniment et par milliers.

Ce travail de dessin est une expression mais aussi une recherche et une étude d’œuvre pour une nouvelle création ou  une connaissance d’un moment particulier de mon histoire et de l’histoire proche des siècles passés ou bien visant le futur. Cette approche est comme une lecture qui permet de comprendre, de méditer à la pointe du crayon l’esprit qui en émane.
C’est aussi une compilation, peut on dire, où le monde se bouscule de l’antique à l’art l’actuel, artistique, scientifique ou cosmique.
Cette prolifération exprime la liberté de tout appréhender. C’est la conquête d’une liberté  sans  frontière qui va me permettre de créer selon une graphie particulière qui est le fil conducteur de ma pensée  comme un influx du cerveau, un enregistrement qui se met en mouvement, et trace, écrit ou danse.

Ainsi quelques exemples avec les titres  de mon travail actuel peuvent être cités :

Les grandes figures mythologiques de Jupiter à Hercule ou Orphée et le Panthéon complet  ou comme actuellement la mise en place d’une toile de 3 mètres à propos d’Orphée et les animaux accompagné cette fois-ci d’Eurydice.
L’inspiration biblique de Moïse à  Jésus.
Ou Bouddha ou encore les divinités et cultes des Ethnies et peuples d’Afrique ou d’Asie.
– Les cabinets de curiosité comme celui d’Aldrovandi.

L’inspiration des grands maîtres de Dürer,  Rembrandt à Piero della Francesca ou Titien.
– L’Inspiration des trésors des Manuscrits de Topkapi à l’Enluminure Médiévale en grand nombre qui sera étudiée et dessinée librement de façon assidue.

L’ensemble de cette accumulation dessinée de milliers de dessins interroge .. comme une vue Kaléidoscopique du monde. Cependant, derrière cette somme apparait nécessairement une communauté d’esprit entre  tous les éléments. Par exemple, il y aura un mouvement, un graphisme, une écriture proche et familière à chaque  page.

Pourquoi ce dessin se démultiplie t’il ?
D’abord c’est un besoin personnel de graphie quasi permanente.
Puis, de la simple copie, le dessin devient une recherche de composition originale. Il peut aussi être considéré comme pièce de collection dans un ensemble graphique et iconographique  sur le même thème.

Cette  somme de dessins est la base de l’ensemble de mon travail selon un choix personnel vécu : des gravures, eaux fortes, burin, panneaux  a tempéra, toiles de 150 cm x 250 et enfin un ensemble monumental peint de 65 toiles de 5 mètres x 3 : C’est un panorama historique de l’humanité depuis le Big Bang jusqu’à maintenant et se projetant dans l’espace, dans la robotique, les implants et le futur ou l’espace.

 Que dire de cet ensemble sinon qu’il n’est pas comme un navire échoué.
Ce ne sera pas cela mais comme un sauvetage de l’esprit, de la recherche, de l’intelligence et  de la générosité, de l’humanisme.

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A la suite de cela, on peut évoquer le  DESSIN à l’époque de Rembrandt avec l’importance majeure du dessin au XVIIéme siècle.
Les élèves de Rembrandt comme lui même devaient dessiner chaque jour. Le dessin était une matière générale enseignée aux enfants.
Dès l’âge de 12 ans, le jeune peintre Moses ( au 17éme siècle)  réalise des dessins à partir de la sculpture antique et de la Renaissance. Puis il fait des copies d’estampes de Dürer, Blomaert ou Carrache. Il peint des scènes narratives comme Moïse sauvé des eaux ou le Jugement de Salomon. Les dessins de toute la famille sont conservés par le père puis transmis aux descendants : cela montre l’importance du dessin au 17éme siècle, la compréhension et l’intelligence de cet Art et de sa Pensée, la Pensée de L’Art .

Dès l’antiquité, La devise d’APPEL était :
NULLA DIES SINE LINEA. 
Ce mot, rapporté par Pline l’ancien, était populaire en Hollande.
On encouragea à dessiner tous les jours : « Qu’aucune journée ne se termine sans avoir tracé un trait « . Appel incarne  cette maxime.

Citons un exemple d’un grand processus créateur à partir du Dessin :
Il eut lieu en Hollande au XVIIéme siècle à l’époque de Rembrandt. Il fallait maitriser la pratique du dessin.  Van Mander décrit ainsi les préparations du dessin pour créer une peinture.
On était déjà rompu au dessin depuis l’enfance car le dessin dès les premiers âges était enseigné dans les programmes scolaires.
Van Mander, théoricien de l’art a décrit ainsi comment on s’attache aux dessins sous-jacents  qui sont tracés directement sur le tableau ou la toile ; et guidant  l’artiste dans la réalisation de la peinture. Certains artistes ont réalisé leur dessin directement sur la toile ou le panneau et ensuite les ont couvert de couches transparentes en superposant les couleurs.

 Plusieurs étapes se succèdent ainsi :

– 1 Le tracé à partir du Dessin précis est l’étape cruciale pour la réalisation et la réussite du tableau. Il est du ressort exclusif du peintre.

– 2 La prééminence du dessin, reposait sur l’idée que sa pratique aiguisait le regard et qu’il  fixait dans la mémoire un objet d’étude.

– 3 Sa technique et pédagogie : dessiner les membres du corps un à un puis comment les combiner, d’abord pour un enfant puis pour un adulte et enfin assembler 3 ou 4 personnes pour réaliser une composition, un ensemble de figures.

Il y eut à cette époque une grande quantité de dessins et de carnets qui ont disparu, ce qui parfois nous prive  d’information sur les techniques et les sujets ;
Une autre fonction du dessin au 17éme en Hollande  était de cataloguer ses dessins dans un livre, un Carnet de modèles.
Un Artiste à l’époque de Rembrandt se devait de posséder et de publier un livre d’estampes représentant des statues, pour offrir à l’Art des fondements universels et classiques, antiques et réels.

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btyMes collections de dessins par milliers sur des années se rapportent à ce travail de compilation des anciens maîtres et en soi constituent une richesse de références mythologiques, bibliques, historiques et aussi par rapport à l’actualité des sciences, de la robotique, à la conquête de l’espace ou de la biotechnologie ou à la biodiversité.
(Se joint à cette compilation  de dessins, mes collections de gravures  depuis les années 75-80.
Exemple sur le site viapictura.com : Diaporama de 40 gravures de l’ensemble monumental peint.

Autres fonctions du dessin :

Dans les siècles passés le but du dessin étaient de parvenir à proposer des modèles pour la sculpture, le vitrail ou la tapisserie et aussi divers modèles pour les artisans. C’est un exemple de la prééminence du dessin qu’il est essentiel de maîtriser pour réaliser des compositions en peinture et des cartons pour les métiers d’art.
Il y eut aussi les dessins de cartouches, les cartes topographiques, les atlas, et les frontispices. Divers artistes ont produit des cartes du Monde. Par exemple Berchem et ses allégories des éléments naturels au 17éme siècle.
Ce sera aussi  la production dessinée, gravée pour être diffusée, des arts appliqués avec des modèles de cartouches, de vaisselles comme un projet de salière de Wetwael. D’autres  artistes ont travaillé ainsi des modèles d’orfèvrerie  maniériste à Utrecht.
Enfin les architectes ont dessiné des projets très aboutis pour des églises, hôtels de ville, pour un yacht royal comme pour la plupart des projets d’ustensiles usuels.

En dernier lieu il apparait  que le Dessin fut la porte ouverte à la production d’un grand art :
la Gravure qui sera développée brillamment
et diffusera à l’aide de ses multiples textes et  estampes, l’histoire, la vie, les grands chefs d’œuvre de tous les temps de la peinture, de la sculpture à l’architecture.
Les xylographies, les burins et eaux fortes sont produites comme œuvres indépendantes ou comme illustrations de livres ou encore pour diffuser  la grandeur d’un pays ou d’une nation ou d’un Roi.
Au 16éme siècle, Cock publie Brueghel l’ancien, Floris et aussi des dessins de Stradanus, de De Vos très détaillés qui étaient ensuite gravés sur cuivre.
Également  les dessins de Vinckboons qui représente des ripailles de mendiants et pouilleux.

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L’ensemble de ce texte ci dessus peut paraitre désordonné  et disparate. Il est l’image d’une prolifération de l’Art du dessin, omniprésent dans les diverses activités de l’Art et de la vie en société, mais aussi toujours présent partout en tout lieu  et à toutes les époques des  civilisations.
C’est tout cela d’ailleurs qui détermine l’importance majeure du dessin.

Ainsi, le corpus de mes dessins devient peu à peu une somme immense et comme un cosmos ou un océan infini qui sera la source de toutes mes réflexions et de toutes mes compositions.

N.B. Chacun de mes dessins est suffisamment travaillé et sur la marge ou bien en haut ou bas, chaque page souvent contient  des annotations, un texte. Ces annotations expliquent au lecteur l’origine de la composition ainsi que la description du  contenu graphique, légendaire ou symbolique. Ce commentaire permet au lecteur grâce à Google d’entrer dans le détail complet du dessin présenté.
L’ensemble des centaines de dessins ainsi commentés devient un répertoire impressionnant et d’un grande richesse pour composer… écrire ou peindre et humblement je dirais qu’il me rappelle l’utilisation par les maîtres anciens de la Légende dorée de Jacques de Voragine.

 R.Dumoux
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Panneau dessiné – R. Dumoux ©viapictura.com

La sculpture actuelle

Image à la une : un lion en basalte néo-hitite du temple d’Aïn Dara en Syrie – 1300-700 avant J.C.

Égyptiens, Assyriens, le Bas relief d’un lion blessé à Ninive que j’ai eu l »occasion de copier en terre il y a des années, la porte d’Ishtar … Rodin,  Maillol etc ou Julio Gonzalès

Et récemment cette découverte des lions sculptés au Temple de Aïn Dara en Syrie (temple de 3 000 ans, détruit par les turcs fin janvier 2018)

Les chefs-d’œuvre de la sculpture demeurent ou renaissent.
J’ai beaucoup dessiné à partir de l’antique grecque, romaine ou d’Assyrie, de la sculpture de Rodin comme récemment à partir de ses dessins Noirs. De même en ce moment je dessine à partir de Maillol, comme avec les lions ou taureaux en céramiques colorées du Musée de Berlin avec les chefs-d’œuvre de Pergame.

Mon approche de la sculpture : l’Art des sculpteurs des lions en Syrie m’a fasciné par leur aspect très stylisé mais en même temps très naturels avec leurs proportions et aussi avec un dessin très appuyé, qui est gravé, incisé avec vigueur ..

J’ai alors pensé à la gravure en taille douce, du moins celle qui évite le flou vaporeux pour ne faire que du trait. Caractéristique puissante qui se retrouve dans l’Art de la Médaille  et des Camées (depuis Rome jusqu’ à nos jours). Art qui lui même va évoluer vers le Bas Relief  et s’affirmer jusqu’à la Ronde bosse.

Jusque là, j’ai participé à la sculpture du XXéme où domine l’art du collage (comme avec Dada ou  Schwitters), et de la soudure avec le fer soudé de Julio Gonzalès, César. Depuis Mark di Suvero ou Serra ou Stella puis avec Tingueli et les italiens ou autres anglo-saxons que l’on connait bien.

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« Sculpture assemblage » : iron and wood – 40 x 30 cm – Raymond Dumoux

Cependant cet art détruit, saccagé à coups de masse au Moyen-Orient depuis les Bouddhas de Bamian jusqu’à la Syrie où le temple, le Tétrapyle à Palmyre fut anéanti et cependant demeure vivant dans l’esprit.

Cet Art ne fait que constituer un Appel vers tous ces grands chefs-d’œuvre universels y compris en Afrique Noire (au Nigéria, la sculpture d’Ifé) où sont apparues ces admirables portraits sculptés en Ronde Bosse, si fameux depuis les Grecs, depuis Phidias et les frises du Parthénon, ou l’art  de Praxitèle.

Ayant réalisé dans ma recherche sur la sculpture des collages mais aussi des  assemblages parfois taillés de matériaux naturels ou artificiels, j’ai aussi approché de plus près la véritable sculpture ou encore le Modelage dans de petites statuettes en argile mais de petites tailles ; semblables à certains modelages de l’art Brut en argile ou mie de pain.

Peu à peu ces réflexions sur la sculpture m’ont conduit à considérer La Ronde Bosse chez Rodin ou chez Maillol. Ces deux œuvres étant nées d’une pratique prolifique du dessin.
Et suite à ces destructions guerrières des grands chefs-d’œuvre et par l’affaiblissement de la sculpture vers le spectaculaire mais sans le métier spécifique, j’ai été amené à reconsidérer cet Art de la sculpture dont on a presque oublié le nom.

Peut être une nouvelle orientation pour mon travail s’annonce, même de façon modeste ?

Après un long travail de dessin gravure et peinture y compris selon des dimensions monumentales ou bien aussi avec la pratique du métier dans des panneaux a tempéra (www.viapictura.com) la sculpture m’est déjà apparue avec une première réalisation cachée dans une caisse en bois : il s’agit d’une tête sculptée dans un bloc de ciment  granuleux, comme un masque ou un portrait funéraire couché où les traits du visage à peine esquissés sont comme la mémoire d’un proche disparu mais qui reste présent de façon intemporelle.
Cette tête m’a évoqué un instant le masque égyptien dans son sarcophage découvert au musée Guimet à Lyon. Il s’appelait Aménophis III.

NB
Il ne semble pas possible d’achever cet article sans évoquer en quelques lignes la présentation de la sculpture polychrome au musée d’Orsay.
Sont mis en évidence les liens qui existent entre la Couleur et la Sculpture au cours des siècles.
De l’Antiquité Gréco-Romaine au Moyen-Age, à la Renaissance, puis au XVIIéme siècle jusqu’au XIXéme siècle et XXéme.

R. Dumoux
www.viapictura.com