Pictorama : réintroduire dans l’art la peinture d’Histoire

Image à la Une : »Alexandre » Tempera sur toile 5 mètres x 3 – R. Dumoux

UN ENSEMBLE MONUMENTAL PEINT PICTORAMA : de la peinture d’Histoire à la fresque historique (ou à l’histoire des civilisations) 

Mon ensemble monumental peint, composé de plus de 65 toiles de 5 mètres chacune, semble bien voué à l’histoire et en particulier à l’histoire des civilisations. 
Je préciserai simplement ici quelques continents ou pays bien mis en évidence par mes grandes compositions peintes.
Chacune de mes compositions de 5 mètres témoigne du mode de vie en ce pays, de ses croyances ou cultes, et de toutes les données culturelles de son histoire :
ainsi je citerai entre autres, l’Australie et les aborigènes peints, dépeints, qu’il s’agisse de tatouage ou de sculptures ou de lieux protégés bien déterminés et montagnes protégés selon le culte des ancêtres.
De même je parlerai et montrerai les Indiens d’Amérique du Nord, ou les Papous et leur habitat traditionnel au plus haut des arbres ;
Ou encore le Tibet, avec les massifs vertigineux de l’Himalaya, les  moines et temples  Bouddhistes, les drapeaux de prières.
De même encore l’Inde permettra un voyage sur le Gange et l’occasion d’une fête, une bataille de pigments colorés, avec la description précise des temples et des costumes très colorés… il y a encore la Chine, l’Afrique ou la Mongolie, etc.
Ainsi  dans mes grandes compositions de 5 mètres, de  nombreuses  ethnies se trouvent présentées, détaillées et peintes dans leur paysage particulier.

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« Saint-Louis » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com

Finalement il s’est agit peu à peu pour moi de créer une fresque historique à la recherche d’une histoire des civilisations, et des caractéristiques de diverses ethnies.
Se déroulant selon les siècles, depuis la préhistoire jusqu’à nous, du passé au futur, selon les pays, les traditions ancestrales, les coutumes de chaque jour ou les cultes sont ainsi abordés et décrits dans ces grands panoramas peints.
Certains aspects du passé sont mis en évidence dans cet ensemble monumental comme certains aspects de la vie actuelle ou même de l’avenir, avec la science, les nouvelles technologies, la conquête de l’espace ou les procédés de la robotique et des implants avec l’avancée de la médecine.

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« Africa » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com

NB : Par mon travail, je réintroduis dans l’art la peinture d’histoire. A ma façon personnelle très laborieuse et sur deux plans.
Ces deux plans procèdent d’une part d’un processus pratique et d’autre part d’un processus  intellectuel.
Sur le plan du processus pratique ou technique, c’est le développement du métier de la peinture avec toutes ses exigences : le métier de la peinture qui a exigé un long apprentissage : c’est alors la connaissance des pigments des liants et de leur mise en forme pour une utilisation correcte et dans l’ordre naturel. Il s’agit aussi de la préparation des supports, des encollages, des préparations au plâtre ou au blanc d’Espagne, puis de l’utilisation des pigments et des liants permettant de les broyer. Comment ensuite travailler le dessin sur ces supports et comment ébaucher en jus transparents, en travaillant la couleur en couches légères et transparentes pour aussi la saturer, et enfin accuser les contrastes et créer les lumières…

Ce procédé semble de première importance au regard de l’histoire de l’art universel de tout les temps. Il est incontournable.

R. DUMOUX
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-> Voir mon article précédent sur la peinture d’Histoire

-> Voir la galerie d’images du Pictorama

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« Les Papous » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com
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« Les Incas » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com
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« L’Inde » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com

La peinture d’Histoire

Image à la Une : « L’Asie – Angkor » Tempera sur toile. 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux. © viapictura.com

La Vitalité graphique, le Dessin en mouvement, déterminent une activité très constructrice.

Cette activité conduit dans le cours de l’évolution humaine à un grand nombre de découvertes et de réalisations symbolisant le dynamisme de la vie et de l’Histoire …
Peu à peu j’ai été conduit à considérer et dépeindre l’activité des hommes dans leur histoire et leur vie pratique et quotidienne. C’est ainsi que s’est définit progressivement pour moi la Peinture d’Histoire.

Ainsi il s’agit de la représentation des hommes dans leur histoire, dans leur vie courante, intellectuelle et spirituelle. De ce fait la peinture d’histoire semble être une donnée  majeure de la construction du Temps et de l’Art. 
De préférence on choisira la description des évènements les plus prestigieux et marquants d’une époque.

A la base, il y a un processus culturel montrant les hommes dans leur vie et leur activité.
C’est une activité descriptive et aussi dépeinte, gravée ou dessinée. Cela définit bien où se situe la Peinture d’Histoire.

J’ai développé cette approche par le biais de lectures et de recherches écrites d’une part (un grand nombre de  notes écrites) et d’autre part à l’aide d’une grande activité graphique meublée de milliers de dessins : études historiques, philosophiques avec les figures populaires ou historiques s’y rattachant, illustres dans les moments importants de notre histoire.
De là découle une richesse du récit que le peintre discerne et met en valeur dans l’ensemble de ses compositions comme dans  l’approche des détails rares mais précis historiquement. (Par exemple l’image du détail de ce tableau montrant l’assassinat du capitaine Cook devant son  bateau  prisonnier des indigènes au cours d’une expéditions lointaines dans les îles)
Tout ce discernement de faits et détails se fait par une étude personnelle mais aussi à partir d’enseignements spécialisés reçus. Cela grâce à un travail assidu.
Tel parait être pour moi tout le travail fourni (à la fois technique et intellectuel) dans l’étude des miniatures médiévales, par exemple dans les évangéliaires et auprès de maîtres tels les frères de Limbourg, Jean Pol ou Herman ou Jean Fouquet ou Jean Bourdichon ou le maître de Dunois ou Jean Haincelin, etc. Jusqu’à la réalisation de panneaux, toiles ou triptyques. Œuvres pour la plupart inspirées des dessins et gravures dont il faudrait mieux définir l’importance exacte dans un autre article, spécifique au dessin et à la gravure en aussi grand nombre.

Exemple n°1 de recherche pour la composition d’une toile de 5 mètres : le Tibet

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Le Tibet

Exemple n°2 : Ci dessous il s’agit d’une toile horizontale de 2 mètres x 3,20 m sur le thème de la table et du repas. Ce thème se retrouve dans mes collections avec des compositions évoquant le repas à Emmaüs ou les noces de Canna mais aussi des compositions sur les repas des dieux, les noces, les bacchanales et autres spectacles païens.
 (Précédemment, d’autres séries ont été constituées sur le thème du lit ou encore du bateau, de la barque)

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Exemple n°3 : Une Découverte de la PREHISTOIRE en AMAZONIE
Il s’agit  là de 20 000 ans d’histoire avec 75 000 peintures rupestres.
Par Stéphen Rostain Archéologue et directeur de recherche au CNRS

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Ernesto Montenegro – dir de l’Institut colombien d’anthropologie et d’histoire; l’ambassadeur Gautier Mignot, Andres Delpuech, Directeur du Museum of Man, l’anthropologue Céline Valadeau et le chercheur Stephen Rostain sur la colline de Cerro Azul © AFP / Guillermo Legaria

R. Dumoux
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L’histoire du monde Juif – Toile de 5 mètres x 3 – Pictorama

Image à la Une : « L’Histoire du monde Juif » – Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – 2019 – Vue dans l’atelier

Développant mon ensemble monumental peint de plus de 65 toiles de 5 mètres x 3, je me suis intéressé à plusieurs civilisations d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique, ou encore d’Australie. (voir sur www.viapictura.com)
J’ai omis d’évoquer l’histoire du monde juif, cependant peu à peu je me suis imprégné de ce monde impressionnant, de son histoire au cours des siècles pour réaliser une toile monumentale de 5 mètres x 3. Parcours immense que je ne savais pas bien comment aborder, étant pris dans un labyrinthe de noms, de siècles, de citations divines, d’images de combats, de guerres mettant en scène des peuples très divers, tout cela résonnant d’échos trop parlants dans nos vies.

Pendant plusieurs mois, des brouillons chahutaient dans mes pensées et il était impossible de me décider ou d’effectuer un choix d’éléments majeurs dans cette foule de personnages, de lieux et faits de toutes époques.

Cependant je me suis décidé à comprendre de près cette longue histoire, grâce à mes livres et à des emprunts à ma bibliothèque. J’ai tout relu, tout réappris, pris des notes.
Bien sûr ce sont imposées les images pendant la guerre.
Et puis naturellement j’ai imaginé dans le désordre le Temple, Jérusalem, la tour de Babel et surtout le mont Sinaï.
Ainsi je m’approchais d’une composition déjà bien encadrée dans laquelle je devais maintenant tisser la trame et la chaîne sérieusement en choisissant les meilleurs acteurs et lieux possibles.
Peu à peu j’ai progressé au long de l’histoire et la Chronologie selon les épisodes majeurs. Depuis Abraham ! Jusqu’à nos jours.
J’ai pris de nombreuses notes écrites et réalisé des croquis ou dessins précis nombreux.

Puis la composition de cette toile s’est précisé et j’ai composé selon 4 registres horizontaux et de haut en bas, depuis les lointains évènements célestes jusqu’aux faits désastreux de notre histoire proche.

Le point de départ fut l’image d’un monument géologique au centre en haut du format : le mont Sinaï ;
Le ciel orageux sous les éclairs entoure la figure du Créateur qui présente à Moïse les Tables de la Loi. Moïse reçoit les tables dans un geste d’adoration.

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« L’Histoire du monde Juif » – Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – 2019 (détail)

Dans ce registre se distingue à gauche Abraham dans un paysage antique avec la représentation de la tour de Babel ; il se libère de l’Égypte avec son troupeau et sa suite et se dirige vers le Sinaï.
Moïse ayant reçu les tables de la loi, il fuit l’Égypte et se dirige vers la terre promise. Il conquiert la ville de Jéricho.

Dans la bande au-dessous sont présentés les trois Rois : Saul, David et Salomon avec leurs armées et leur actions déterminantes.
David conquiert le Temple de Jérusalem et Salomon va l’embellir : il est là, recevant la Reine de Saba.

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« L’Histoire du monde Juif » – Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – 2019 (détail)

David est aussi présent par ses poèmes et sa Harpe accompagné de Bethsabée ;

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« L’Histoire du monde Juif » – Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – 2019 (détail)

Et puis plus tard le Roi Hadrien (à partir de 117 de notre ère) chasse les Juifs en protecteur de la culture Gréco latine. Ce sera la Diaspora et les juifs sont exilés en Europe en Afrique ou Espagne etc… Ils s’installent en divers pays sans être acceptés réellement et vivent par leurs propres moyens du commerce et du travail avec l’argent.

Le Temple de Jérusalem sera détruit par les Romains avec Titus. Au dessous du Temple on remarque sur cette composition, la destruction du Temple et puis on voit les soldats de Titus qui emportent le chandelier à 7 branches en direction de l’Empire Romain. Cet scène est visible sur l’arc de triomphe de Titus à Rome.

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« L’Histoire du monde Juif » – Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – 2019 (détail)

Tout à gauche un groupe de cavaliers semblent poursuivre des Juifs, il s’agit des Croisés, nous faisant passer à l’époque médiévale où les Juifs furent aussi chassés.ou persécutés.

De là, après d’autres faits nous passons à la période contemporaine avec la Shoah.
Cependant au delà de ces faits et du génocide, le peuple juif semble se régénérer. En témoigne la présence d’une Synagogue magnifique telle qu’on en découvre à Budapest ou Berlin. Ces monuments évoquent la survie du monde juif. Ils retracent l’Histoire des communautés Juives d’Europe et de Méditerranée, leur culte et les processions qui peuvent avoir lieu (comme en bas à droite de cette toile).

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« L’Histoire du monde Juif » – Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – 2019 (détail)

Si la recherche que je présente dans ce texte est simplifiée, il n’en est pas de même dans la réalisation des lieux historiques peuplés d’environ 100 figures dans cette toile de 5 mètres x 3, travaillée a tempéra selon le procédé de la grisaille.
Ce déroulement d’images et d’histoire peut faire penser à la Bande dessinée.
Sans doute à cause de la succession d’images mais la lecture en demeure très libre. Un sens de lecture existe mais il n’est pas trop dirigé. C’est à dire que le spectateur peut examiner une image point de départ et ensuite naviguer librement avec d’autre images.

N. B. : Le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme à Paris. (voir le site du MAHJ)
Ce Musée à Paris est ouvert depuis 1998 dans le Marais et parcourt les traditions et expressions des Juifs de l’Antiquité à nos jours. Il y a là une très belle collection d’objets historiques.
Citons un exemple :
Une Arche Sainte provenant de la Synagogue de Modène et datant de 1472.
Cette Arche est destinée à l’est de la Synagogue au rangement de la Thora, de ses rouleaux. (Voir ici)
Composée de deux corps, c’est une forme d’édifice dont le haut est crénelé comme une tour fortifiée, une allégorie du nom de Dieu.
Elle présente un tablette avec un motif d’un vase de Fleurs qui est une allusion à l’arbre de Vie, symbole de la Thora.

R. Dumoux
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« L’Histoire du monde Juif » – Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – 2019

La Peinture d’histoire maintenant ?

Image à la Une : Saint Louis – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Extraite d’un Ensemble monumental peint – Raymond Dumoux

Peindre une grande bataille célèbre en l’honorant, peindre un haut dignitaire de notre histoire avec fidélité. Il y a mille exemples et plus encore à citer.

Ce jour je viens de lire un article sur les peintres actuels présentés en France, Grèce, Belgique ou États Unis et il apparait que ces artistes renoncent à dépeindre de vastes fresques censées édifier le spectateur. Pour la peinture d’histoire ils cherchent des formats modestes, ils veulent détourner le spectateur du sujet, le diminuer, le gommer. Et on n’ose pas trop montrer des grands hommes et des évènement majeurs sinon dans des déformations et des liquéfactions (sans souci de la peinture réelle qui continue d’exister et de vivre indépendamment ?)
Doit-on alors maintenant, dans ces conditions, accepter ces images actuelles de Mossoul ou Palmyre ?

Ainsi l’ensemble de mon travail se déroule à contrario de ce que l’on recherche et présente.
Que faire de Clovis, des Aborigènes, des Tibétains, de St Louis ou Charlemagne ou des Romains martyrisant les chrétiens ?
Tout cela étant réalisé dans de grandes dimensions monumentales et en grand nombre. (voir le site viapictura.com, lien Ensemble Monumental Peint)

N.B. : Me sera t-il nécessaire alors de présenter Saint Louis en chef de tribu dans la campagne d’Astérix et Obélix ?

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Alexandre – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Extraite d’un Ensemble monumental peint – Raymond Dumoux

Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (7)

Image à la Une : « Enluminure du Sacramentaire gélasien de Chelles » Crayon de couleur et mine de plomb sur papier – Raymond Dumoux

(Articles divers au jour le jour…)

Ce Jour de Janvier, en ce début d’année, mois de Janus, il apparait que notre époque met bien en évidence l’anachronisme régnant.

On peut, comme le fait remarquer Jean Dibbets, distinguer l’anachronisme des revivalismes apparus au 19e siècle jusqu’à nous, avec toutes les expositions que nous avons pu visiter à Paris, jusqu’au postmoderne et au retour à la figuration.

L’approche anachronique ne se confond pas avec le simple goût de la citation mais cherche  plutôt à créer des « constellations », des passerelles qui vont révéler l’ancien dans le nouveau  et le nouveau dans l’ancien.

Plusieurs exemples dans mon travail pictural semblent exprimer cet état de fait, lorsque dans la même image se côtoient des constructions géométriques abstraites minimalistes et des compositions figuratives inspirées de la mythologie  ou de la Bible.

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Composition géométrique – Composition figurative 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux

Il me semble nécessaire de revenir prochainement à cette alliance entre figure et géométrie. Entre art médiéval et art actuel.

Ci-dessous, des œuvres de Raban Maur (Art carolingien) pour les poèmes des Louanges à la Sainte Croix. (De Laudibus Sanctae Crucis de Raban Maur, 875).

Raymond Dumoux
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Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (3)

Image à la Une : Assassinat de Nicolas II et de sa famille (détail d’une toile monumentale « La Russie »)

(Articles divers au jour le jour…)

Je viens de représenter cette famille assassinée dans une toile de 5 mètres x 3 à propos de la Russie historique (de mon cycle monumental peint Pictorama)

Une petite description de cette toile monumentale semble s’imposer : elle est composée en 3 registres horizontaux.
La partie du bas se réfère à la Russie de la Révolution Russe au moment du communisme dont  seul subsiste maintenant la statue de Lénine alors que se déroulent le goulag, les camps et l’assassinat de Nicolas II, de sa femme et de ses enfants.
Dans la partie médiane, il y a comme un envol. Au centre, paraissent des usines et Gagarine va conquérir l’espace avec sa fusée.
Puis dans la bande supérieure apparait la renaissance de l’ancienne Russie, du moins des aspects très reconnaissables : les  églises orthodoxes et le réapparition du drapeau des tsars au cours de l’été 2018. Je me suis particulièrement intéressé aux dessins et reliefs colorés des bulbes des  cathédrales de Moscou. De même aussi à l’intérieur d’une cathédrale se remarquent des fresques qui évoquent Roublev, ses compositions et couleurs inspirées.

Raymond Dumoux
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Vue partielle dans l’atelier d’une toile monumentale de 5 mètres x 3 : « La Russie » – Raymond Dumoux

 

 

La sculpture actuelle

Image à la une : un lion en basalte néo-hitite du temple d’Aïn Dara en Syrie – 1300-700 avant J.C.

Égyptiens, Assyriens, le Bas relief d’un lion blessé à Ninive que j’ai eu l »occasion de copier en terre il y a des années, la porte d’Ishtar … Rodin,  Maillol etc ou Julio Gonzalès

Et récemment cette découverte des lions sculptés au Temple de Aïn Dara en Syrie (temple de 3 000 ans, détruit par les turcs fin janvier 2018)

Les chefs-d’œuvre de la sculpture demeurent ou renaissent.
J’ai beaucoup dessiné à partir de l’antique grecque, romaine ou d’Assyrie, de la sculpture de Rodin comme récemment à partir de ses dessins Noirs. De même en ce moment je dessine à partir de Maillol, comme avec les lions ou taureaux en céramiques colorées du Musée de Berlin avec les chefs-d’œuvre de Pergame.

Mon approche de la sculpture : l’Art des sculpteurs des lions en Syrie m’a fasciné par leur aspect très stylisé mais en même temps très naturels avec leurs proportions et aussi avec un dessin très appuyé, qui est gravé, incisé avec vigueur ..

J’ai alors pensé à la gravure en taille douce, du moins celle qui évite le flou vaporeux pour ne faire que du trait. Caractéristique puissante qui se retrouve dans l’Art de la Médaille  et des Camées (depuis Rome jusqu’ à nos jours). Art qui lui même va évoluer vers le Bas Relief  et s’affirmer jusqu’à la Ronde bosse.

Jusque là, j’ai participé à la sculpture du XXéme où domine l’art du collage (comme avec Dada ou  Schwitters), et de la soudure avec le fer soudé de Julio Gonzalès, César. Depuis Mark di Suvero ou Serra ou Stella puis avec Tingueli et les italiens ou autres anglo-saxons que l’on connait bien.

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« Sculpture assemblage » : iron and wood – 40 x 30 cm – Raymond Dumoux

Cependant cet art détruit, saccagé à coups de masse au Moyen-Orient depuis les Bouddhas de Bamian jusqu’à la Syrie où le temple, le Tétrapyle à Palmyre fut anéanti et cependant demeure vivant dans l’esprit.

Cet Art ne fait que constituer un Appel vers tous ces grands chefs-d’œuvre universels y compris en Afrique Noire (au Nigéria, la sculpture d’Ifé) où sont apparues ces admirables portraits sculptés en Ronde Bosse, si fameux depuis les Grecs, depuis Phidias et les frises du Parthénon, ou l’art  de Praxitèle.

Ayant réalisé dans ma recherche sur la sculpture des collages mais aussi des  assemblages parfois taillés de matériaux naturels ou artificiels, j’ai aussi approché de plus près la véritable sculpture ou encore le Modelage dans de petites statuettes en argile mais de petites tailles ; semblables à certains modelages de l’art Brut en argile ou mie de pain.

Peu à peu ces réflexions sur la sculpture m’ont conduit à considérer La Ronde Bosse chez Rodin ou chez Maillol. Ces deux œuvres étant nées d’une pratique prolifique du dessin.
Et suite à ces destructions guerrières des grands chefs-d’œuvre et par l’affaiblissement de la sculpture vers le spectaculaire mais sans le métier spécifique, j’ai été amené à reconsidérer cet Art de la sculpture dont on a presque oublié le nom.

Peut être une nouvelle orientation pour mon travail s’annonce, même de façon modeste ?

Après un long travail de dessin gravure et peinture y compris selon des dimensions monumentales ou bien aussi avec la pratique du métier dans des panneaux a tempéra (www.viapictura.com) la sculpture m’est déjà apparue avec une première réalisation cachée dans une caisse en bois : il s’agit d’une tête sculptée dans un bloc de ciment  granuleux, comme un masque ou un portrait funéraire couché où les traits du visage à peine esquissés sont comme la mémoire d’un proche disparu mais qui reste présent de façon intemporelle.
Cette tête m’a évoqué un instant le masque égyptien dans son sarcophage découvert au musée Guimet à Lyon. Il s’appelait Aménophis III.

NB
Il ne semble pas possible d’achever cet article sans évoquer en quelques lignes la présentation de la sculpture polychrome au musée d’Orsay.
Sont mis en évidence les liens qui existent entre la Couleur et la Sculpture au cours des siècles.
De l’Antiquité Gréco-Romaine au Moyen-Age, à la Renaissance, puis au XVIIéme siècle jusqu’au XIXéme siècle et XXéme.

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La Peinture d’Histoire

Image à la Une : « Alexandre » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com

Ce terme parait parfois désuet à une époque où le Quotidien et l’Éphémère sont déterminants en Art, à un moment où il est difficile de représenter un récit, même récent, de le raconter. A moins de le détourner ou de satisfaire à la dérision ou de proposer des projets très éloignés de toute sublimation.

Cependant la peinture d’Histoire occupe une place magistrale dans l’histoire de l’art, la première place selon Diderot (qui rejetait la peinture de Boucher comme trop intime et quotidienne). Elle demeure incontournable, jusqu’à nos jours.

Quelques exemples de peintures d’histoire, dans l’histoire : Raphaël : l’école d’Athènes ; Mantegna : les porteurs de Vases ; Altdorfer : les Batailles d’Alexandre… la bataille du Granique, celle d’Issus et la bataille contre le roi Indien Porus. Également, Rubens avec le cycle de Marie de Médicis et ses 24 toiles au Louvre est un exemple manifeste et spectaculaire de peinture d’histoire.

Dès le XVéme siècle la peinture d’histoire démontre sa supériorité, par rapport aux autres genres.
Historiquement, ce grand Genre s’impose comme le plus noble sous Louis XIV avec l’académie Royale de Peinture.
Ce genre s’impose par ses difficultés techniques, son aspect intellectuel et aussi esthétique et œuvrant dans un format monumental dominant les autres genres et registres du portrait au paysage ou à la nature morte.

Les grandes dimensions se déclinent en cycles où ils sont parfois destinés à des bâtiments prestigieux, palais ou édifices religieux, en panoramas.

La peinture d’histoire regroupe plusieurs sous-ensembles iconographiques :
Les sujets religieux, mythologiques, les sources littéraires de l’histoire antique ou moderne.
Les caractéristiques de ces œuvres sont les suivantes : la représentation de l’ homme est au centre et propose une narration. La pratique du portrait, de la nature morte ou du paysage est incluse dans ces projets monumentaux avec les accessoires et décors.

Sur le plan historique : Les évènements du XVéme au XIXéme siècle, ce sont les scènes de bataille, la topographie, les mouvements de figures et troupes, la célébration de hauts faits intellectuels ou politiques et la mise en lumière du rôle d’un homme important.
A la fin du XVIIIéme et au début XIXéme la peinture d’histoire change : le néoclassicisme propose un art civique, républicain, antique.
Au XIXéme siècle, cette tendance sera refoulée par les romantiques qui renouvellent ce genre avec une nouvelle sensibilité. Et l’on se tourne vers l’actualité ou dans des sources littéraires autres que la culture classique… jusqu’à maintenant, alors que l’on assiste parfois à l’histoire refoulée, mise en pièces.

La peinture d’histoire fut très répandue depuis l’antiquité jusqu’au XIXéme siècle. A la Renaissance on cite souvent Uccello, la Bataille de San Romano ou Piero della Francesca, Léonard ou Michel Ange. Elle se verra aussi dans les cabinets de curiosité avec de petits formats apparentés aux scènes de genre.
Au XVIIIéme siècle la peinture d’histoire se fait rare mais l’épopée Napoléonienne la fera revivre …. avec de grandes scènes de bataille. Il faut visiter ainsi la galerie des Batailles au château de Versailles.


"Saint-Louis" - Toile du Pictorama - Tempera sur toile - 500 x 300 cm - Raymond Dumoux - ©viapictura.com
« Saint-Louis » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com

Le site www.viapictura.com présente un panorama à propos de l’histoire de l’humanité : il s’agit d’un cycle de 55 toiles monumentales de 5 mètres x 3 chacune, réalisées a tempéra.
Chacune de ces toiles est réalisée selon les composantes de la peinture d’histoire :

– En premier lieu c’est la représentation de l’homme.

– D’autre part, il s’agit d’une œuvre qui propose une narration, une histoire narrative ;

– Il s’agit de très grands formats constituant un ensemble panoramique monumental.

La peinture d’histoire est dominante sur les autres genres : elle peut intégrer dans ses éléments tous les autres genres, portraits, paysages, architecture ou nature morte.

Enfin, la peinture d’histoire parvient à réaliser la synthèse entre le platonisme de la culture classique et l’héritage religieux issu de la pensée médiévale.

Cette conception de l’harmonie entre héritage de l’antique et monde religieux, peut se concevoir comme étant la source de notre pensée.

Et actuellement elle peut s’adapter à une ouverture aux conquêtes de la science, relativisant l’importance de l’homme et le situant, comme les autres êtres vivants, dans un espace cosmique. Ainsi fusionnent la nature humaine et la technologie ou la biotechnologie. Sans nier la valeur de l’humanisme.

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N.B. Les arts appliqués développent particulièrement les cycles narratifs : tapisseries, vitraux, mosaïques, céramiques présentent des exemples impressionnants. Par exemple, les céramiques de Masséot Abaquesne exposées actuellement au Musée d’Ecouen, en témoignent.

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« Africa » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com