PATTERN ART

Image à la Une :  Toile de Raymond Dumoux – 150 x 200 cm – 1984

Ce nom est l’appellation d’un mouvement pictural en Amérique dans les années 75 à 85 ou 90. Mouvement assez bref mais d’une portée intéressante et qui eut pour mon travail une certaine influence. Plusieurs expositions de ce mouvement ont été organisées à Vienne ou Aix le Chapelle.
Cela correspondait aussi à New York à une rétrospective de Myriam Schapiro et d’autres artistes qui présentaient dans l’art actuel récent la relation avec Arts and Crafts, entre le décoratif et l’artisanat.

Ce mouvement résulte de la volonté des artistes du moment, de puiser une inspiration dans les Arts décoratifs.

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Miriam Schapiro
The Beauty of Summer, 1973-1974
Acrylic, fabric on canvas, 70 x 50″
© Miriam Schapiro/Artists Rights Society (ARS), New York
Courtesy Eric Firestone Gallery

On inversa ainsi le Hight and Low sans intégrer par exemple le Pop et les médias et leurs produits. On s’approche ainsi de quelque chose de plus addictif (de moins réducteur) comme ci-dessous Robert Zakanitch, le fondateur de Pattern, en s’attachant à diverses traditions de l’Ornement.

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Big Bungalow Suite III, 1991-92, Acrylic on canvas, 11 x 30 ft. Collection of the Artist. (Installation View: The Nerman Museum of Contemporary Art, OverlandPark, KS, 2015

Aussi à partir des années 78-80 j’ai été très attiré par les diverses réalisations du Pattern.
Je dois dire que précédemment j’ai beaucoup travaillé dans le sens de Support-Surface sur toiles libres mettant en valeur des trames répétitives constituant des géométries faisant apparaitre les formes de losanges de carrés ou carrés sur la pointe dans un nombre considérable de toiles libres traitées de cette manière, toutes de dimensions variables de 150 ou 200 voir 300 cm. C’est un corpus d’au moins 150 à 200 toiles sur 10 ans. Cet ensemble parait suffisant pour me permettre d’en parler d’autant qu’il a une importance sur l’évolution de mon travail au cours des années à venir.
Cette caractéristique abstraite géométrique m’interpela pour créer des éléments figuratifs qui prenaient ainsi racine dans les trames colorées. Parfois au début il s’agissait simplement de faire intervenir une tige de feuillages sur le côté de la toile, perturbant la surface d’ensemble plutôt minimaliste.

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Raymond Dumoux – Toile 150 x 200 cm – 1984

De véritables compositions figuratives virent ainsi le jour, inspirées de photos de presse, de petits croquis personnels, de paysages ou figures noyés ensuite dans des jeux de trames.
Procédé qui me plut d’autant qu’il me rappelait beaucoup certaines techniques de miniaturiste.

Cela m’apprit aussi la manière de la grande peinture composant un tableau classique (Poussin) à partir de bandes verticales et horizontales, très pertinentes et proches de la trame des pixels de l’image informatique.
Ainsi l’image de l’œuvre s’enrichit de plus en plus avec des figurations et des compositions très marquées.

Ces compositions furent imaginaires, fantaisistes ou bien simplement inspirées de canevas de tapisseries populaires ou de compositions très classiques reprises des maître du passé.

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Raymond Dumoux – Toile 150 x 200 cm – 1986

Un grand développement se déroula pendant des années recherchant la séduction de sens et de couleurs des arts classiques que ce soit la tapisserie, le vitrail ou les sujets bibliques ou encore les thèmes sensibles et romantiques ou troubadour.
Cette veine importante de mon travail se déroula de 1974 à 1985 environ, en glissant de plus en plus vers une peinture assez « classique » liée aussi à la mise en évidence bien marquée du Métier de la peinture et de ses exigences. Études réalisées dans leur complexité depuis 1968, 1970.
Conjointement pendant toutes ces années le travail fut complexe en dessins (plume, mine de plomb) et gravures sur cuivre au burin, en pointe sèche ou à l’eau forte, à propos des mêmes thématiques, fonctionnant comme une diffusion de ces tableaux.
Tout se définit alors de mieux en mieux pour élaborer de véritables compositions picturales regroupées parfois par thèmes précis, de la mythologie au biblique ou évangélique.

Ainsi furent réalisées des séries à propos d’Ulysse, de Moïse, des Bacchanales ou issue du Romantisme populaire, lyrique, théâtral avec les figures des romans populaires.

Ce projet ainsi retracé de mon travail est une approche partielle car j’ai l’intention de remonter dans le temps, pendant les années ou je pratiquais un art à la fois abstrait surréaliste et aussi bien déterminé classique dans ses sujets.
Il se peut aussi que je démarre un projet à partir de mes innombrables dessins de courbes répétitives toutes de format A4 datant de 1963-1964, de mes origines avec mes deux mille dessins de toutes obédiences. La courbe a en effet une grande importance dans tout mon travail comme élément premier, élément de vie, de naissance, à l’instar de mes actuels dessins en 2019, tout de courbes et traitant de figures et de compositions symboliques.

De même il se peut que, en fonction d’évènements ou de la vie, j’abonde dans le sens de l’historique, du préhistorique, archéologique ou civilisationnel, voie que j’ai déjà entamé pour partir à la découverte de mondes anciens mais nouveaux qui répondraient à notre quête assoiffée de ce Sens maintenant perdu dans les brumes de la banalité.

 Je reprendrai le cursus de mon travail là où je l’ai laissé en 1998 ou un peu avant avec mon ensemble monumental peint de 65 toiles de 5 mètre sur 3 qui peu à peu m’a offert, s’en m’en rendre compte, une grande ouverture sur l’histoire du monde et des civilisations.
C’est une sorte d’appel vers l’ethnologie qui semble offrir maintenant, une destination non partisane à l’art et opposée aux répétitions des années passées ou opposées aussi à l’exploitation de la banalité quotidienne comme elle a cours si souvent maintenant.
Ainsi peut se développer et éclore aujourd’hui cette grande découverte du monde bien nécessaire à notre humanité pour laquelle nous recherchons un sens.

Raymond Dumoux
www.viapictura.com

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Raymond Dumoux – Toile 150 x 200 cm – 1984
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Raymond Dumoux – Toile 150 x 200 cm – 1986
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Raymond Dumoux – Toile 150 x 200 cm – 1986
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Raymond Dumoux – Toile 150 x 200 cm – 1985
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Raymond Dumoux – Toile 150 x 200 cm – 1984

 

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L’histoire du monde Juif – Toile de 5 mètres x 3 – Pictorama

Image à la Une : « L’Histoire du monde Juif » – Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – 2019 – Vue dans l’atelier

Développant mon ensemble monumental peint de plus de 65 toiles de 5 mètres x 3, je me suis intéressé à plusieurs civilisations d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique, ou encore d’Australie. (voir sur www.viapictura.com)
J’ai omis d’évoquer l’histoire du monde juif, cependant peu à peu je me suis imprégné de ce monde impressionnant, de son histoire au cours des siècles pour réaliser une toile monumentale de 5 mètres x 3. Parcours immense que je ne savais pas bien comment aborder, étant pris dans un labyrinthe de noms, de siècles, de citations divines, d’images de combats, de guerres mettant en scène des peuples très divers, tout cela résonnant d’échos trop parlants dans nos vies.

Pendant plusieurs mois, des brouillons chahutaient dans mes pensées et il était impossible de me décider ou d’effectuer un choix d’éléments majeurs dans cette foule de personnages, de lieux et faits de toutes époques.

Cependant je me suis décidé à comprendre de près cette longue histoire, grâce à mes livres et à des emprunts à ma bibliothèque. J’ai tout relu, tout réappris, pris des notes.
Bien sûr ce sont imposées les images pendant la guerre.
Et puis naturellement j’ai imaginé dans le désordre le Temple, Jérusalem, la tour de Babel et surtout le mont Sinaï.
Ainsi je m’approchais d’une composition déjà bien encadrée dans laquelle je devais maintenant tisser la trame et la chaîne sérieusement en choisissant les meilleurs acteurs et lieux possibles.
Peu à peu j’ai progressé au long de l’histoire et la Chronologie selon les épisodes majeurs. Depuis Abraham ! Jusqu’à nos jours.
J’ai pris de nombreuses notes écrites et réalisé des croquis ou dessins précis nombreux.

Puis la composition de cette toile s’est précisé et j’ai composé selon 4 registres horizontaux et de haut en bas, depuis les lointains évènements célestes jusqu’aux faits désastreux de notre histoire proche.

Le point de départ fut l’image d’un monument géologique au centre en haut du format : le mont Sinaï ;
Le ciel orageux sous les éclairs entoure la figure du Créateur qui présente à Moïse les Tables de la Loi. Moïse reçoit les tables dans un geste d’adoration.

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« L’Histoire du monde Juif » – Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – 2019 (détail)

Dans ce registre se distingue à gauche Abraham dans un paysage antique avec la représentation de la tour de Babel ; il se libère de l’Égypte avec son troupeau et sa suite et se dirige vers le Sinaï.
Moïse ayant reçu les tables de la loi, il fuit l’Égypte et se dirige vers la terre promise. Il conquiert la ville de Jéricho.

Dans la bande au-dessous sont présentés les trois Rois : Saul, David et Salomon avec leurs armées et leur actions déterminantes.
David conquiert le Temple de Jérusalem et Salomon va l’embellir : il est là, recevant la Reine de Saba.

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« L’Histoire du monde Juif » – Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – 2019 (détail)

David est aussi présent par ses poèmes et sa Harpe accompagné de Bethsabée ;

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« L’Histoire du monde Juif » – Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – 2019 (détail)

Et puis plus tard le Roi Hadrien (à partir de 117 de notre ère) chasse les Juifs en protecteur de la culture Gréco latine. Ce sera la Diaspora et les juifs sont exilés en Europe en Afrique ou Espagne etc… Ils s’installent en divers pays sans être acceptés réellement et vivent par leurs propres moyens du commerce et du travail avec l’argent.

Le Temple de Jérusalem sera détruit par les Romains avec Titus. Au dessous du Temple on remarque sur cette composition, la destruction du Temple et puis on voit les soldats de Titus qui emportent le chandelier à 7 branches en direction de l’Empire Romain. Cet scène est visible sur l’arc de triomphe de Titus à Rome.

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« L’Histoire du monde Juif » – Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – 2019 (détail)

Tout à gauche un groupe de cavaliers semblent poursuivre des Juifs, il s’agit des Croisés, nous faisant passer à l’époque médiévale où les Juifs furent aussi chassés.ou persécutés.

De là, après d’autres faits nous passons à la période contemporaine avec la Shoah.
Cependant au delà de ces faits et du génocide, le peuple juif semble se régénérer. En témoigne la présence d’une Synagogue magnifique telle qu’on en découvre à Budapest ou Berlin. Ces monuments évoquent la survie du monde juif. Ils retracent l’Histoire des communautés Juives d’Europe et de Méditerranée, leur culte et les processions qui peuvent avoir lieu (comme en bas à droite de cette toile).

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« L’Histoire du monde Juif » – Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – 2019 (détail)

Si la recherche que je présente dans ce texte est simplifiée, il n’en est pas de même dans la réalisation des lieux historiques peuplés d’environ 100 figures dans cette toile de 5 mètres x 3, travaillée a tempéra selon le procédé de la grisaille.
Ce déroulement d’images et d’histoire peut faire penser à la Bande dessinée.
Sans doute à cause de la succession d’images mais la lecture en demeure très libre. Un sens de lecture existe mais il n’est pas trop dirigé. C’est à dire que le spectateur peut examiner une image point de départ et ensuite naviguer librement avec d’autre images.

N. B. : Le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme à Paris. (voir le site du MAHJ)
Ce Musée à Paris est ouvert depuis 1998 dans le Marais et parcourt les traditions et expressions des Juifs de l’Antiquité à nos jours. Il y a là une très belle collection d’objets historiques.
Citons un exemple :
Une Arche Sainte provenant de la Synagogue de Modène et datant de 1472.
Cette Arche est destinée à l’est de la Synagogue au rangement de la Thora, de ses rouleaux. (Voir ici)
Composée de deux corps, c’est une forme d’édifice dont le haut est crénelé comme une tour fortifiée, une allégorie du nom de Dieu.
Elle présente un tablette avec un motif d’un vase de Fleurs qui est une allusion à l’arbre de Vie, symbole de la Thora.

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www.viapictura.com

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« L’Histoire du monde Juif » – Tempera sur toile – 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux – 2019

La Peinture d’histoire maintenant ?

Image à la Une : Saint Louis – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Extraite d’un Ensemble monumental peint – Raymond Dumoux

Peindre une grande bataille célèbre en l’honorant, peindre un haut dignitaire de notre histoire avec fidélité. Il y a mille exemples et plus encore à citer.

Ce jour je viens de lire un article sur les peintres actuels présentés en France, Grèce, Belgique ou États Unis et il apparait que ces artistes renoncent à dépeindre de vastes fresques censées édifier le spectateur. Pour la peinture d’histoire ils cherchent des formats modestes, ils veulent détourner le spectateur du sujet, le diminuer, le gommer. Et on n’ose pas trop montrer des grands hommes et des évènement majeurs sinon dans des déformations et des liquéfactions (sans souci de la peinture réelle qui continue d’exister et de vivre indépendamment ?)
Doit-on alors maintenant, dans ces conditions, accepter ces images actuelles de Mossoul ou Palmyre ?

Ainsi l’ensemble de mon travail se déroule à contrario de ce que l’on recherche et présente.
Que faire de Clovis, des Aborigènes, des Tibétains, de St Louis ou Charlemagne ou des Romains martyrisant les chrétiens ?
Tout cela étant réalisé dans de grandes dimensions monumentales et en grand nombre. (voir le site viapictura.com, lien Ensemble Monumental Peint)

N.B. : Me sera t-il nécessaire alors de présenter Saint Louis en chef de tribu dans la campagne d’Astérix et Obélix ?

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Alexandre – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Extraite d’un Ensemble monumental peint – Raymond Dumoux

Au Musée du Vatican

Il se trouve que indépendamment de ma volonté un petit tableau de ma main est entré dans les collections du Vatican. Il s’agit d’un don offert au pape Benoit XVI par un membre de ma famille sur l’inspiration sacrée de ma fille.
Outre la Vierge et l’enfant portraiturés si j’ose dire selon le style des primitifs italiens, s’impose une monumentale Grenade et ses fruits rouges symbolisant la fécondité.

Ce tableau est peint a tempéra sur un panneau marouflé et préparé selon le métier en usage des panneaux et triptyques du XIVe ou XVe siècle.

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Vierge à la grenade – Tempera sur panneau – 25 cm x 16 – R. DUMOUX ©viapictura.com

Ma participation à l’Art Monumental

Image à la Une : dans l’atelier, devant l’une de mes toiles monumentales de 5 mètres x 3, « Saint Louis » – Raymond Dumoux

ARCHÉOLOGIE MONUMENTS.

J’ai toujours manifesté un intérêt à l’Art Monumental, étant dans la proximité d’églises romanes. En particulier à partir des fresque de l’église de Gourdon et surtout des fresques de l’église de Berzé-la-Ville, illustres et reconstituées à Paris au Musée des monuments Français. Il est conseillé, pour un ressourcement, de visiter ces ensembles exceptionnels de moulages des années 30 des monuments  essentiels de notre patrimoine.
Parcourant mes livres et revues, dans notre actualité, je découvre au Louvre la Collection Campana et m’apparaissent des vues spectaculaires de la monumentalité des édifices antiques, étrusques, telles les tombeaux de Cerveteri au Louvre et les innombrables objets témoins des monuments romains ou de la statue monumentale de Jupiter.

Un autre livre évoque à mes yeux la vue d’une colonne antique faisant partie d’un ensemble de 36 colonnes de 21 mètres de haut, reflet de l’art Monumental à Suse (Iran) au palais de Darius. Cette colonne est présente au Louvre dans sa partie supérieure, son chapiteau orné de deux taureaux monumentaux.

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Chapiteau d’une colonne de la salle d’audiences (Apadana) du Palais de Darius Ier –
Louvre – Département des Antiquités orientales : Iran

Je ne fais qu’évoquer de possibles recherches, sous le regard de Phidias et des Frises du Parthénon, de multiples exemples se proposent jusqu’au Taj Mahal ou au Musée de Topkapi, ou encore à Cordoue

Plus proches de nous, nos « Cathédrales de France », doivent être mentionnées en particulier. Les tympans sculptés de Vézelay ou d’Autun avec Gislebertus sont illustres parmi les œuvres monumentales de tous les temps. Il en est de même pour les vitraux de Chartres, de la Saint Chapelle, et des Grandes Roses de notre Dame De Paris.
L’un des plus grands chefs-d’œuvre de la Chrétienté.

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« Le Moyen Age » Toile de 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux

Dans la proximité de ces chefs-d’œuvre il m’a été donné de travailler avec un verrier de Chapaize à des vitraux dont je suis l’auteur, le cartonnier et le peintre aussi.
J’ai par exemple conçu des vitraux pour des églises romanes comme par exemple l’église édifiée sur le lieu natal de Saint Bernard à Fontaine-les-Dijon.

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Vitrail de Raymond Dumoux – Église Saint Bernard de Fontaine les Dijon (Côte d’Or)

D’autre part il m’a été propose d’exposer dans des église romanes connues des toiles  monumentales de ma création. Ces toiles sont extraites de mon ensemble monumental peint Pictorama composé de 60 grands tableaux de 5 mètres x 3 mètres, à propos de l’Histoire de l’Humanité. Plusieurs de ces toiles furent ainsi présentées en l’église de Mont-Saint-Vincent et en l’église très connue de Laives, telle ces toiles de 5 mètres x 3 ci dessous.

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viapictura.com

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Exposition d’une toile monumentale « Charlemagne »- Église de Mont-Saint-Vincent – Raymond Dumoux

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Exposition d’une toile monumentale « Du Colisée au Golgotha »- Église de Laives – Raymond Dumoux
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« Du Colisée au Golgotha »- Tempera sur toile – 5 mètres x 3 mètres  – Raymond Dumoux

 

Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (6)

Image à la Une : Vue de mes collections de toiles

(Articles divers au jour le jour…)

Mais revenons à mes lectures quotidiennes ainsi qu’à mes chères études et dessins, croquis de lecture de chaque matin.

J’en viens à parler d’un Collectionneur du 19e siècle en Italie : le marquis Campana 
Il est né à Rome. Exposées au Louvre actuellement, ses collections sont impressionnantes. Immenses, elles sont composées de milliers d’objets d’archéologie, de sculptures, de 600 peintures dont Botticelli et autres grands maîtres illustres.

C’est ainsi que me revient en tête cette image du temps du lycée où je recueillais tout ce passé glorieux de la littérature, de l’art aussi pour  réunir de nombreuses images et rêves de l’art. Tout était un peu flou mais je n’avais pas vraiment de choix, car pour une orientation professionnelle j’étais embarrassé et je n’avais pas de préoccupation réaliste  pour un choix précis.
Ensuite il me fut impossible de ne pas faire du dessin et d’accumuler, d’entasser sans rien jamais jeter. Mais je ne pouvais pas raisonnablement devenir collectionneur faute d’argent, de lieux et de milieu familial ou social adéquat pour cela.
Mon travail artistique ne fit que se multiplier se diversifier, s’enrichir. Les écoles d’art avec leurs entassements de moulages de la statuaire de tous les temps, des grecs aux romains ou Assyriens. Et puis les études approfondies d’histoire de l’art enrichit, compliqua de plus en plus mes tendances aux collections et il en fut ainsi de mes productions personnelles telle par exemple une collection de 2000 dessins de même dimension A4  rassemblés en dossiers. 
Pour arriver peu à peu à un travail continu pendant des années incessamment.  Il n’y eut pas une année où il ne m’est pas possible de signaler des suites importantes de réalisations.
C’est ainsi que j’arrive maintenant à affirmer l’existence de mes collections très envahissantes de dessins, gravures (une multitude de caisses), peinture sur panneaux puis de toiles par centaines et aussi d’objets  construits.
Pour culminer avec un ensemble monumental peint de plus de 60 toiles de 5 mètres x 3 chacune, sur l’histoire de l’Humanité. Panorama qui collectionne des actions et scènes de la préhistoire à l’époque actuelle. Apparaissent ainsi la Robotique, la Conquête de l’espace, l’Évolutionnisme ou  la Biodiversité en cours d’évolution…

Raymond Dumoux
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Collections de gravures – 2019 – Raymond Dumoux
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Vue de mon atelier – Raymond Dumoux

Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (5)

Image à la Une : Empilements, accumulations de mes œuvres

(Articles divers au jour le jour…)

Cependant dans l’accumulation de mes réalisations, dans les divers ateliers et endroits où je travaille, il me faut effectuer des rangements, des classement, dans ces lieux de 220 ou 230 m2 environ, complètement occupés de mes toiles monumentales, grandes toiles, panneaux a tempéra ou caisses de gravures, de  dessins

Alors que je suis occupé à classer quelques épreuves de gravure  sur cuivre  abandonnées, je redécouvre  un livre sur Uccello. Je m’arrête à la bataille de San Romano et sur son Saint Georges et le dragon, thème (avec le St Michel quoique différent) qui m’est bien familier, et que j’ai souvent développé en gravure ou sur panneaux  a tempéra  comme sur des grandes toiles murales de  2,5 mètres x 1,5 m. Uccello, ce personnage solitaire  mélancolique reste pour moi un monument de la culture occidentale.

Bien d’autres points de vue seront abordés dans cette pensée de l’art.

Raymond Dumoux
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Paolo Ucello – Saint Georges et le Dragon

Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (4)

Image à la Une : Vue du Projet de Crucifix pour Jérusalem

(Articles divers au jour le jour…)

Cette pensée de la sainte Russie me conduit à reconsidérer les Saintes Écritures. 
D’autant plus vivement que en ce moment je travaille à un grand Christ en Croix inspiré des Croix de Saint Damien.

Ce travail représente une icône de 1,70 m de haut  et 1,50 m de largeur pour ses bras, destinée à la chapelle édifiée sur le lieu de la 7éme Station du Chemin de Croix, Via Dolorosa à Jérusalem.

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Crucifix pour la chapelle de la 7éme Station, Via Dolorosa, Jérusalem – Projet coloré – Raymond Dumoux

Cette œuvre Sacrée sera peinte, réalisée a tempéra selon le procédé que j’explique sur mon Blog Viapictura, au sujet des grands principes du métier de la peinture (panneau de bois marouflé de toile et préparé au plâtre et à la colle de peau, en couches minces et transparentes. Vient ensuite la peinture est à l’œuf – jaune et blanc – liant les pigments colorés. (ce sont les procédés des diptyques ou triptyques par exemple)
Dans cette réalisation il y a là pour moi une grande humilité et une vénération, un grand honneur (en pensant modestement à Van Eyck ou à Antonello de Messine ou à Barthélémy d’Eyck), Maîtres que je revisite avec  la plus grande admiration.

Raymond Dumoux
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Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (3)

Image à la Une : Assassinat de Nicolas II et de sa famille (détail d’une toile monumentale « La Russie »)

(Articles divers au jour le jour…)

Je viens de représenter cette famille assassinée dans une toile de 5 mètres x 3 à propos de la Russie historique (de mon cycle monumental peint Pictorama)

Une petite description de cette toile monumentale semble s’imposer : elle est composée en 3 registres horizontaux.
La partie du bas se réfère à la Russie de la Révolution Russe au moment du communisme dont  seul subsiste maintenant la statue de Lénine alors que se déroulent le goulag, les camps et l’assassinat de Nicolas II, de sa femme et de ses enfants.
Dans la partie médiane, il y a comme un envol. Au centre, paraissent des usines et Gagarine va conquérir l’espace avec sa fusée.
Puis dans la bande supérieure apparait la renaissance de l’ancienne Russie, du moins des aspects très reconnaissables : les  églises orthodoxes et le réapparition du drapeau des tsars au cours de l’été 2018. Je me suis particulièrement intéressé aux dessins et reliefs colorés des bulbes des  cathédrales de Moscou. De même aussi à l’intérieur d’une cathédrale se remarquent des fresques qui évoquent Roublev, ses compositions et couleurs inspirées.

Raymond Dumoux
viapictura.com

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Vue partielle dans l’atelier d’une toile monumentale de 5 mètres x 3 : « La Russie » – Raymond Dumoux

 

 

L’ASIE CENTRALE, LA MONGOLIE – Toile de 5 mètres x 3

Image à la une : Maquette colorée pour une toile de 5 mètres x 3, « La Mongolie » – R. Dumoux ©viapictura.com

Il s’agit de la conception d’une nouvelle toile de 5 mètres x 3 qui sera incluse dans mon ensemble monumental peint de 65 toiles de 5 mètres et constituant un panorama de l’histoire de l’Humanité.  www.viapictura.com  (ensemble monumental peint)

Ayant fait une longue recherche  sur l’Asie centrale, j’ai écrit, pris des notes, beaucoup dessiné, ébauché des compositions.

Le pays des Mongoles, c’est l’immensité des terres des steppes, l‘immensité d’un ciel  dominant. Les montagnes escarpées et l’arc en ciel assurent le lien entre Ciel et Terre dans ce monde  sans limite, de la Sibérie au lac Baïkal.
C’est au XIIIéme siècle  qu’apparait  un peuple qui va partir à la conquête du monde, de la Chine à la méditerranée. Ce peuple va englober des civilisations, des populations de la Perse à la Chine.
Pour réaliser cela un Géant apparait : Gengis Khan, né en 1167. Il va créer à partir de1206 l’Empire mongole. Il modèle le monde à sa mesure  dans l’immensité du Ciel à la Terre. Il unit les peuplades en tenant compte des traditions de la vie nomade  qui restera une constante avec le culte des ancêtres.

Après des guerres sanglantes et la PAX MONGOLICA, il y eut des échanges culturels et commerciaux entre l’Occident et l’Orient dans l’empire du Grand Khan, ce que Marco Polo a bien connu. Avec les développements des arts et de la culture il y eut aussi,  soutenue par Khan, l’émergence des traditions populaires et la promotion des basses classes sociales, liées à la culture pastorale et nomade.

Parfois Gengis Khan fut réduit à l’image d’un barbare, alors que dans l’histoire des steppes, il peut être vu comme un demi Dieu magnanime, de grand bon sens, pétri d’humanité. Il fut un souverain Universel.
Il a un rôle d’envoyé du Ciel pour rassembler les peuples des steppes autour de lui.

– Cette conception assez divine de Gengis Khan a quelque peu dirigé ma composition, en mettant en évidence l’immensité horizontale  de ces paysages.

L’horizontalité se déroule au Ciel comme sur Terre. C’est le concept fondamental expliquant la Mongolie et la personne divine de Gengis Khan.

Dans ma composition, cet empereur océanique  est représenté au milieu du ciel (plus ou moins estompé avec les nuages) parmi la diversité des phénomènes météorologiques.

 –  Ce sont les ciels très divers qui, en 5 mètres de longueur, vont se déployer sous nos yeux.  Le ciel Bleu noir, cédant la place à la luminosité bleu azur traversée par l’arc en ciel. (C’est le  mythe accompagnant Iris qui relie le ciel à la terre) .
Plus bas ce sont les défilés des cumulus très volumineux, suivis des nimbus sur un fond en dégradés jusqu’à la lumière blanche éclatante au bord des montagnes de 4000  mètres : repère de l’ aigle royal.
– Plus au centre de l’univers céleste la Lumière rayonne autour de Gengis Khan  (suggérant Dieu le père ou encore Zeus et son foudre éclatant).
– Plus loin à droite de ce ciel qui occupe la moitié de la toile  (soit 1 mètre 50 x 5 m) apparait une surface lumineuse  se dégageant d’une masse obscure dominant  la  capitale Oulan Bator.

Oulan Bator est une cité, une  capitale très riche et moderne mais aussi très polluée. La pollution provient de l’entassement des populations venues des steppes  surtout du chauffage. Les gens occupent une multitude de Yourtes, parfois dans une vie misérable qui génère une grande pollution. C’est un paysage urbain d’où s’élève ce gros nuage noir.
– Dans cette même partie à droite, le gros nuage noir déverse une pluie intense sur la ville.
– Toujours les variations de lumières, de contrastes et de phénomènes météorologiques très variés mettent en valeur l’immensité de ce territoire de l’Asie centrale, de la Grèce à la Chine. Ce grand couloir qui fut aussi la route de la Soie de Samarkand à Boukhara.

Enfin la moitié inférieure de la toile est consacrée à la terre et aux animaux qui peuvent se chiffrer à 25 millions de têtes de bétail. Il y a les  immenses troupeaux de chevaux sur tout le territoire. Les bovins se développent près d’Oulan Bator, la capitale. La France y envoie de nombreuses vaches Montbéliardes pour l’élevage. La population s’accroit beaucoup dans la  région d’Oulan Bator et il faut subvenir aux besoins.
Les moutons et les chameaux sont nombreux. Citons en particulier les chameaux au longs poils roux qui sont magnifiques.
Ce sont les Mongoles nomades (environ 800 000 ) qui s’occupent de ces troupeaux tout en conservant les traditions ancestrales.

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Projet dessiné pour une toile de 5 mètres x 3, « La Mongolie » – R. Dumoux ©viapictura.com

– Les Religions
En Asie centrale la 1ère religion est le Chamanisme, c’est à dire le BOO des peuples des  steppes. Face aux phénomènes de la nature les nomades croient en une Force suprême cachée. Le Ciel est le premier Dieu Unique d’où émergent d’autres divinités, les éléments  comme le feu, l’eau, la terre, l’air.
Matin et soir Gengis Khan au XIIIéme siècle priait vers le ciel.
Actuellement en Mongolie la tradition du chamanisme est très forte : La Notion essentielle est que chaque élément de la nature doit être respecté et vénéré. Le chaman travaille par divination et par Magie préventive pour soigner et chasser les mauvais esprits.

L’autre religion présente est le Bouddhisme (introduit au 15éme siècle ) qui partage le choix religieux du peuple avec le Chamanisme. Bouddhisme et Chamanisme n’étant pas incompatibles.
Puis, après les conquêtes, ce sera pour Gengis Khan, empereur, la reconstruction de tous les territoires. A Boukhara l’Islam s’impose. On reconnaîtra la richesse spectaculaire des mosquées, leur grande beauté. D’où dans mon tableau, la présence d’une mosquée dont  l’ornementation abstraite, monumentale, est très colorée.

Dans un article de Art Press Thibaut de Ruyter parle de l’Asie centrale de l’Ex Union Soviétique. En 2014 il y eut une Mission par le Goethe Institut en Ouzbekistan pour étudier les transformations en Art et dans d’autre pays : les changements opérés après la chute du communisme.

En 2016 on a organisé une exposition et des centres d’art en ont rapporté les images des présentations :
On a découvert  en économie comme en tous les domaines de la vie, que ces pays d’Asie centrale étaient à la recherche d’une identité d’expression artistique et d’une Histoire particulière ; contrairement à ce qui se passe parfois, en occident l’art actuel n’est  souvent fasciné que par  la « réussite » et l’argent , c’est à dire : par le diable d’argent.

On peut s’interroger sur les évolutions possibles, hors de directives uniques et globales.
Nous comprenons que tout ce que nous avons considéré comme union au XXéme, tout cela va laisser place à une autre recherche, celle de notre histoire de nos sources de nos libertés et de nos origines particulières à chaque pays.

Ce que précisément je cultive en art  (voir le site viapictura.com )
Pour un art plus lisible et inspirant, aidant à comprendre nos sources, qui ailleurs respectent celles d’autres pays ou cultures.
C’est pourquoi, en Asie centrale, chaque pays développera sa propre identité,  son histoire personnelle. Par exemple la Géorgie avec  son identité propre :
La Géorgie est une charmante destination touristique et la Gastronomie Géorgienne est la référence d’une identité culturelle, une valeur sûre conservant un trait d’union entre tous les pays.

Ces diverses approches et observations m’ont permis de voir, d’étudier une composition et surtout de m’inspirer à partir des paysages exceptionnels et aussi de la pensée de l’empereur céleste Gengis Khan qui a réuni des peuples en respectant leur culture et leur religion.

 R. Dumoux
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