Magie et pouvoir de la chevelure

Image à la Une : Dessin lignes et courbes – Mine de plomb sur papier – R. Dumoux

Il y a la chevelure de Samson. C’est la croyance au pouvoir de la Chevelure. Cette Chevelure lui apportait une grande force lui permettant de renverser les colonnes du temple. Dalila lui enleva cette force en lui coupant les cheveux. De nombreuses compositions montrent cette scène de Samson endormi alors que Dalila lui coupe sa longue et belle chevelure ondulée.
C’est un état d’esprit, de créativité, d’imagination et de vitalité de la pensée qui perdure depuis les sociétés antiques jusqu’à nous.
Les Égyptiens accordaient un grand pouvoir à cette magie des cheveux. Ainsi, on conservait des mèches de cheveux des défunts dans les tombeaux dans un reliquaire.
Les cheveux ont une forte personnalité et personnifie l’humain. On les modèle, on les met en valeur. On peut leur ajouter des mèches, faire des extensions ajouter des suppléments, une perruque s’ils faiblissent. Ou bien au contraire on les rase pour diluer l’ennemi et le condamner ou bien pour en faire un esclave.

A propos de la vitalité et du pouvoir autonome des cheveux on pense que l’on peut atteindre un être, le diminuer l’affaiblir le contrôler par ses cheveux.
Il y eut des scalps des Indiens d’Amérique et d’autre part les rituels vaudous pouvaient affaiblir ou contrôler un être.
Les anciens Égyptiens prêtaient à la chevelure un pouvoir magique: elle était protectrice pour les plus vulnérables, les enfants ou aussi les défunts. Au contraire on pouvait dominer un ennemi pour obtenir un empire .

Maintenant, ce pouvoir, cette magie semble avoir disparu de notre société actuelle depuis quelques années. Il y a encore là comme un affaissement de la civilisation du dynamisme viral lorsque l’on voit ces multitudes d’hommes cependant encore jeunes apparemment, ne pas présenter de chevelure ou avoir la crâne rasé et ressemblant à des prisonniers bagnards d’un autre temps ou condamnés par on ne sait quel tribunal supérieur. Bref c’est aussi là le signe d’une disparition de force, d’initiative et de richesse de la culture et de l’inventivité, au profit d’un esprit moutonnier et peu créatif.

N. B.
Dans les tombes et sarcophages antiques des Égyptiens on a découvert des tresses de cheveux emmêlés et enroulées et contenues dans une urne ou bien contenue dans une boule de terre cuite.
Bon nombre de mes dessins en courbes évoquent particulièrement ces riches enroulement de chevelures qui se rencontrent dans des portraits divers travaillés fréquemment.

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Portrait – Encre sur papier – 65 x 50 cm – R. Dumoux ©viapictura.com
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La Peinture d’histoire maintenant ?

Image à la Une : Saint Louis – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Extraite d’un Ensemble monumental peint – Raymond Dumoux

Peindre une grande bataille célèbre en l’honorant, peindre un haut dignitaire de notre histoire avec fidélité. Il y a mille exemples et plus encore à citer.

Ce jour je viens de lire un article sur les peintres actuels présentés en France, Grèce, Belgique ou États Unis et il apparait que ces artistes renoncent à dépeindre de vastes fresques censées édifier le spectateur. Pour la peinture d’histoire ils cherchent des formats modestes, ils veulent détourner le spectateur du sujet, le diminuer, le gommer. Et on n’ose pas trop montrer des grands hommes et des évènement majeurs sinon dans des déformations et des liquéfactions (sans souci de la peinture réelle qui continue d’exister et de vivre indépendamment ?)
Doit-on alors maintenant, dans ces conditions, accepter ces images actuelles de Mossoul ou Palmyre ?

Ainsi l’ensemble de mon travail se déroule à contrario de ce que l’on recherche et présente.
Que faire de Clovis, des Aborigènes, des Tibétains, de St Louis ou Charlemagne ou des Romains martyrisant les chrétiens ?
Tout cela étant réalisé dans de grandes dimensions monumentales et en grand nombre. (voir le site viapictura.com, lien Ensemble Monumental Peint)

N.B. : Me sera t-il nécessaire alors de présenter Saint Louis en chef de tribu dans la campagne d’Astérix et Obélix ?

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Alexandre – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Extraite d’un Ensemble monumental peint – Raymond Dumoux

Les dessins de Villard de Honnecourt

Image à la une : Dessin de Villard de Honnecourt – © BNF

Villard de Honnecourt est né au XIIIe siècle à Honnecourt sur Escaut. Son recueil comprend 250 dessins dont un certain nombre d’architectures.
Il a travaillé à la constriction de cathédrales comme Reims, Chartres, Cambrai, en Hongrie aussi ou à Lausanne.

Depuis de nombreuses années les dessins de Villard de Honnecourt m’ont beaucoup inspiré, sur le plan du Graphisme linéaire, sur la silhouette de ses figures très vibrantes.

Son carnet de 14 x 22 cm présente de nombreux dessins que l’on peut réunir sous divers thèmes :

– des planches naturalistes
– des calligraphies
– des personnages avec des allégories
– des dessins d’architecture (cathédrales) et aussi des tracés géométriques abstraits
– des engins et machines militaires et de chantier pour des gros travaux

L’ensemble des dessins de Villard de Honnecourt m’a toujours inspiré depuis les Beaux arts en raison du tracé très linéaire et à base de courbes. Ses lignes ont eu en moi une grande influence depuis très longtemps, pour mon travail de dessin constitué de courbes parallèles (par exemple au début avec les 2000 dessins ou bien les grands dessins de courbes de très grandes dimensions, dessins monumentaux)
Et aussi en raison du caractère naturaliste stylisé des personnages.

-> Feuilleter le carnet de Villard de Honnecourt sur le site de la BNF

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Dessin de Villard de Honnecourt – Carnet – © BNF

 

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« Les 2000 dessins » – Mine de plomb sur papier – Raymond Dumoux
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« Les 2000 dessins » – Encre sur papier – Raymond Dumoux

Ma participation à l’Art Monumental

Image à la Une : dans l’atelier, devant l’une de mes toiles monumentales de 5 mètres x 3, « Saint Louis » – Raymond Dumoux

ARCHÉOLOGIE MONUMENTS.

J’ai toujours manifesté un intérêt à l’Art Monumental, étant dans la proximité d’églises romanes. En particulier à partir des fresque de l’église de Gourdon et surtout des fresques de l’église de Berzé-la-Ville, illustres et reconstituées à Paris au Musée des monuments Français. Il est conseillé, pour un ressourcement, de visiter ces ensembles exceptionnels de moulages des années 30 des monuments  essentiels de notre patrimoine.
Parcourant mes livres et revues, dans notre actualité, je découvre au Louvre la Collection Campana et m’apparaissent des vues spectaculaires de la monumentalité des édifices antiques, étrusques, telles les tombeaux de Cerveteri au Louvre et les innombrables objets témoins des monuments romains ou de la statue monumentale de Jupiter.

Un autre livre évoque à mes yeux la vue d’une colonne antique faisant partie d’un ensemble de 36 colonnes de 21 mètres de haut, reflet de l’art Monumental à Suse (Iran) au palais de Darius. Cette colonne est présente au Louvre dans sa partie supérieure, son chapiteau orné de deux taureaux monumentaux.

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Chapiteau d’une colonne de la salle d’audiences (Apadana) du Palais de Darius Ier –
Louvre – Département des Antiquités orientales : Iran

Je ne fais qu’évoquer de possibles recherches, sous le regard de Phidias et des Frises du Parthénon, de multiples exemples se proposent jusqu’au Taj Mahal ou au Musée de Topkapi, ou encore à Cordoue

Plus proches de nous, nos « Cathédrales de France », doivent être mentionnées en particulier. Les tympans sculptés de Vézelay ou d’Autun avec Gislebertus sont illustres parmi les œuvres monumentales de tous les temps. Il en est de même pour les vitraux de Chartres, de la Saint Chapelle, et des Grandes Roses de notre Dame De Paris.
L’un des plus grands chefs-d’œuvre de la Chrétienté.

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« Le Moyen Age » Toile de 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux

Dans la proximité de ces chefs-d’œuvre il m’a été donné de travailler avec un verrier de Chapaize à des vitraux dont je suis l’auteur, le cartonnier et le peintre aussi.
J’ai par exemple conçu des vitraux pour des églises romanes comme par exemple l’église édifiée sur le lieu natal de Saint Bernard à Fontaine-les-Dijon.

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Vitrail de Raymond Dumoux – Église Saint Bernard de Fontaine les Dijon (Côte d’Or)

D’autre part il m’a été propose d’exposer dans des église romanes connues des toiles  monumentales de ma création. Ces toiles sont extraites de mon ensemble monumental peint Pictorama composé de 60 grands tableaux de 5 mètres x 3 mètres, à propos de l’Histoire de l’Humanité. Plusieurs de ces toiles furent ainsi présentées en l’église de Mont-Saint-Vincent et en l’église très connue de Laives, telle ces toiles de 5 mètres x 3 ci dessous.

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viapictura.com

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Exposition d’une toile monumentale « Charlemagne »- Église de Mont-Saint-Vincent – Raymond Dumoux

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Exposition d’une toile monumentale « Du Colisée au Golgotha »- Église de Laives – Raymond Dumoux
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« Du Colisée au Golgotha »- Tempera sur toile – 5 mètres x 3 mètres  – Raymond Dumoux

 

Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (7)

Image à la Une : « Enluminure du Sacramentaire gélasien de Chelles » Crayon de couleur et mine de plomb sur papier – Raymond Dumoux

(Articles divers au jour le jour…)

Ce Jour de Janvier, en ce début d’année, mois de Janus, il apparait que notre époque met bien en évidence l’anachronisme régnant.

On peut, comme le fait remarquer Jean Dibbets, distinguer l’anachronisme des revivalismes apparus au 19e siècle jusqu’à nous, avec toutes les expositions que nous avons pu visiter à Paris, jusqu’au postmoderne et au retour à la figuration.

L’approche anachronique ne se confond pas avec le simple goût de la citation mais cherche  plutôt à créer des « constellations », des passerelles qui vont révéler l’ancien dans le nouveau  et le nouveau dans l’ancien.

Plusieurs exemples dans mon travail pictural semblent exprimer cet état de fait, lorsque dans la même image se côtoient des constructions géométriques abstraites minimalistes et des compositions figuratives inspirées de la mythologie  ou de la Bible.

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Composition géométrique – Composition figurative 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux

Il me semble nécessaire de revenir prochainement à cette alliance entre figure et géométrie. Entre art médiéval et art actuel.

Ci-dessous, des œuvres de Raban Maur (Art carolingien) pour les poèmes des Louanges à la Sainte Croix. (De Laudibus Sanctae Crucis de Raban Maur, 875).

Raymond Dumoux
viapictura.com

 

Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (5)

Image à la Une : Empilements, accumulations de mes œuvres

(Articles divers au jour le jour…)

Cependant dans l’accumulation de mes réalisations, dans les divers ateliers et endroits où je travaille, il me faut effectuer des rangements, des classement, dans ces lieux de 220 ou 230 m2 environ, complètement occupés de mes toiles monumentales, grandes toiles, panneaux a tempéra ou caisses de gravures, de  dessins

Alors que je suis occupé à classer quelques épreuves de gravure  sur cuivre  abandonnées, je redécouvre  un livre sur Uccello. Je m’arrête à la bataille de San Romano et sur son Saint Georges et le dragon, thème (avec le St Michel quoique différent) qui m’est bien familier, et que j’ai souvent développé en gravure ou sur panneaux  a tempéra  comme sur des grandes toiles murales de  2,5 mètres x 1,5 m. Uccello, ce personnage solitaire  mélancolique reste pour moi un monument de la culture occidentale.

Bien d’autres points de vue seront abordés dans cette pensée de l’art.

Raymond Dumoux
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Paolo Ucello – Saint Georges et le Dragon

Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (3)

Image à la Une : Assassinat de Nicolas II et de sa famille (détail d’une toile monumentale « La Russie »)

(Articles divers au jour le jour…)

Je viens de représenter cette famille assassinée dans une toile de 5 mètres x 3 à propos de la Russie historique (de mon cycle monumental peint Pictorama)

Une petite description de cette toile monumentale semble s’imposer : elle est composée en 3 registres horizontaux.
La partie du bas se réfère à la Russie de la Révolution Russe au moment du communisme dont  seul subsiste maintenant la statue de Lénine alors que se déroulent le goulag, les camps et l’assassinat de Nicolas II, de sa femme et de ses enfants.
Dans la partie médiane, il y a comme un envol. Au centre, paraissent des usines et Gagarine va conquérir l’espace avec sa fusée.
Puis dans la bande supérieure apparait la renaissance de l’ancienne Russie, du moins des aspects très reconnaissables : les  églises orthodoxes et le réapparition du drapeau des tsars au cours de l’été 2018. Je me suis particulièrement intéressé aux dessins et reliefs colorés des bulbes des  cathédrales de Moscou. De même aussi à l’intérieur d’une cathédrale se remarquent des fresques qui évoquent Roublev, ses compositions et couleurs inspirées.

Raymond Dumoux
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Vue partielle dans l’atelier d’une toile monumentale de 5 mètres x 3 : « La Russie » – Raymond Dumoux

 

 

Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (2)

Image à la Une : vitrine étagère placée derrière ma chaise à la table de la cuisine

(Articles divers au jour le jour…)

Mes dessins se poursuivent et cette fois se rapportent aux miniatures de Christine de Pisan dans l’Épitre à Othéa. Ou bien encore avec les miniatures du Cantique des Cantiques au 13éme siècle en Italie.

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« La Roue de Fortune » – Crayon de couleur et mine de plomb sur papier – Raymond Dumoux

Et parfois, sur le coin d’une table de ma maison qui est peu à peu une sorte d’atelier, (chaque pièce étant ainsi), je parcours les chapitres de la Légende Dorée et les récits de la vie des figures historiques.  Telle est ma source  d’inspiration pour le moment.

La table de cuisine est destinée aux repas mais aussi à mes dessins  quotidiens  avec sa vitrine étagère placée derrière ma chaise. Sur cette table, le titre d’un volume m’interpelle : « Chagall, Lissitzki, Malevitch ». Je revisite le constructivisme, le suprématisme à cette époque après la révolution Russe à la suite des malheurs et désastres  et  après le massacre de Nicolas II et  de sa famille. Je comprends le choix de  Chagall de quitter  Vitebsk et son école populaire d’art  pour  travailler sa peinture à la  façon d’un poète, d’un grand inspiré. Alors que l’école d’Art de Vitebsk va se diriger vers un certain nombre de poncifs plus pratiques. J’en parlerai mieux bientôt.

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« Le Cantique des Cantiques » Ébauche d’un panneau a Tempera – Raymond Dumoux

Raymond Dumoux
viapictura.com

Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (1)

Image à la une : « Tête sculptée – Afrique » (détail) – Crayon de couleur sur papier – Raymond Dumoux

Articles divers au jour le jour

A titre d’exemple, cet article et les suivants font référence à mes recherches et pensées  sur l’art pour une période assez brève de quelques jours pendant plusieurs mois.
De multiples sources se présentent : les images, les livres, les articles de revue, les photos d’œuvres d’art, les noms d’artistes de tous les temps et aussi les photographes, vidéastes, graveurs et dessinateurs, les images publiées sur internet, tels des documents sur l’Égypte ou sur  Jérôme Bosch et les grandes expositions en Art… etc.

Ainsi ce jour mon regard  se porte sur une compilation, un énorme livre, très lourd, d’au moins 5 ou 6 kilos : c’est l’œuvre d’un chinois Ai Wei Wei. Ce mois ne me suffira pas pour l’épuiser, pas plus que l’observation des 10 milliards de graines de tournesol (en céramique émaillées) et  transportées à Londres avec mille chinois à la Tate Galerie.

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Sunflower Seeds (Graines de tournesol) (détail), 2010, porcelaine peinte à la main, 12 x 8 x 0.1 cm
© Studio Ai Weiwei

Je regarde des vues, je lis des titres d’article et remarque les photos. Je regarde avec attention les sculptures de Charles Ray ou de John de Andrea qui était présent  au Petit-Palais à Paris avec une très belle sculpture qui peut évoquer l’hyperréalisme. En effet la  technique est très étonnante et mérite d’être étudiée de prés.
Alors la sculpture égyptienne que  je rencontre souvent dans mes lectures, s’impose à mon imagination .

Je revois de multiples séances de dessins d’après l’antique. Ce sont alors les Assyriens, Gilgamesh puis les nus dans l’art grec, Praxitèle, Lysippe ou Phidias avec des retours à l’imagination des sarcophages et des momies égyptiennes jusqu’au chat momifié  accompagné des innombrables statuettes des tombeaux, les fameuses Ouchebtis sous le regard des portraits du Fayoum.

S’en suivent quelques uns de mes dessins  qui pourront figurer dans certaines de mes  compositions de gravures ou de panneaux a tempéra ou de grandes toiles.

Raymond Dumoux
viapictura.com

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Mon travail de dessin – Avril / Juillet 2018.

Image à la une : Mise en place du dessin d’une grande toile de 5 mètres. R. Dumoux ©viapictura.com

Comme j’ai pu l’écrire, chaque jour un travail graphique s’impose à moi. Chaque jour, au moins 2 à 3 pages dessinées sortent de l’ombre, prennent naissance et cela depuis plusieurs décennies.

Ce sont des desseins inspirés parfois de catalogues imposants de Rembrandt à Poussin ou Dürer ou encore des Fresques des temples de Lhassa au Tibet ou de Turquie comme  des églises romanes… Images et desseins inspirés aussi des revues d’art comme « l’Estampe », ou  des miniatures de Jean Fouquet et de Jean Bourdichon et de bien d’autres.

Enfin ce sont aussi des dessins imaginés librement évoquant un souvenir, un concept issu de ma pensée, de mes lectures ou bien simplement le souvenir d’œuvres vues et analysées, que ce  soit au musée d’Orsay ou au Louvre ou encore au centre Pompidou pour se terminer au palais de Tokyo avec le monde actuel ou au musée d’art moderne de la ville de Paris. Autant de lieux que j’ai bien souvent fréquenté (sur une durée d’environ 30 ans) en visitant de très nombreuses expositions ou rétrospectives à Paris. En témoignent mes feuilles de notes ou petits croquis, schémas de ces années là.
Et aussi ailleurs, ce furent des dessins inspirés  du geste puis d’une forme automatique qui se développe indéfiniment et par milliers.

Ce travail de dessin est une expression mais aussi une recherche et une étude d’œuvre pour une nouvelle création ou  une connaissance d’un moment particulier de mon histoire et de l’histoire proche des siècles passés ou bien visant le futur. Cette approche est comme une lecture qui permet de comprendre, de méditer à la pointe du crayon l’esprit qui en émane.
C’est aussi une compilation, peut on dire, où le monde se bouscule de l’antique à l’art l’actuel, artistique, scientifique ou cosmique.
Cette prolifération exprime la liberté de tout appréhender. C’est la conquête d’une liberté  sans  frontière qui va me permettre de créer selon une graphie particulière qui est le fil conducteur de ma pensée  comme un influx du cerveau, un enregistrement qui se met en mouvement, et trace, écrit ou danse.

Ainsi quelques exemples avec les titres  de mon travail actuel peuvent être cités :

Les grandes figures mythologiques de Jupiter à Hercule ou Orphée et le Panthéon complet  ou comme actuellement la mise en place d’une toile de 3 mètres à propos d’Orphée et les animaux accompagné cette fois-ci d’Eurydice.
L’inspiration biblique de Moïse à  Jésus.
Ou Bouddha ou encore les divinités et cultes des Ethnies et peuples d’Afrique ou d’Asie.
– Les cabinets de curiosité comme celui d’Aldrovandi.

L’inspiration des grands maîtres de Dürer,  Rembrandt à Piero della Francesca ou Titien.
– L’Inspiration des trésors des Manuscrits de Topkapi à l’Enluminure Médiévale en grand nombre qui sera étudiée et dessinée librement de façon assidue.

L’ensemble de cette accumulation dessinée de milliers de dessins interroge .. comme une vue Kaléidoscopique du monde. Cependant, derrière cette somme apparait nécessairement une communauté d’esprit entre  tous les éléments. Par exemple, il y aura un mouvement, un graphisme, une écriture proche et familière à chaque  page.

Pourquoi ce dessin se démultiplie t’il ?
D’abord c’est un besoin personnel de graphie quasi permanente.
Puis, de la simple copie, le dessin devient une recherche de composition originale. Il peut aussi être considéré comme pièce de collection dans un ensemble graphique et iconographique  sur le même thème.

Cette  somme de dessins est la base de l’ensemble de mon travail selon un choix personnel vécu : des gravures, eaux fortes, burin, panneaux  a tempéra, toiles de 150 cm x 250 et enfin un ensemble monumental peint de 65 toiles de 5 mètres x 3 : C’est un panorama historique de l’humanité depuis le Big Bang jusqu’à maintenant et se projetant dans l’espace, dans la robotique, les implants et le futur ou l’espace.

 Que dire de cet ensemble sinon qu’il n’est pas comme un navire échoué.
Ce ne sera pas cela mais comme un sauvetage de l’esprit, de la recherche, de l’intelligence et  de la générosité, de l’humanisme.

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A la suite de cela, on peut évoquer le  DESSIN à l’époque de Rembrandt avec l’importance majeure du dessin au XVIIéme siècle.
Les élèves de Rembrandt comme lui même devaient dessiner chaque jour. Le dessin était une matière générale enseignée aux enfants.
Dès l’âge de 12 ans, le jeune peintre Moses ( au 17éme siècle)  réalise des dessins à partir de la sculpture antique et de la Renaissance. Puis il fait des copies d’estampes de Dürer, Blomaert ou Carrache. Il peint des scènes narratives comme Moïse sauvé des eaux ou le Jugement de Salomon. Les dessins de toute la famille sont conservés par le père puis transmis aux descendants : cela montre l’importance du dessin au 17éme siècle, la compréhension et l’intelligence de cet Art et de sa Pensée, la Pensée de L’Art .

Dès l’antiquité, La devise d’APPEL était :
NULLA DIES SINE LINEA. 
Ce mot, rapporté par Pline l’ancien, était populaire en Hollande.
On encouragea à dessiner tous les jours : « Qu’aucune journée ne se termine sans avoir tracé un trait « . Appel incarne  cette maxime.

Citons un exemple d’un grand processus créateur à partir du Dessin :
Il eut lieu en Hollande au XVIIéme siècle à l’époque de Rembrandt. Il fallait maitriser la pratique du dessin.  Van Mander décrit ainsi les préparations du dessin pour créer une peinture.
On était déjà rompu au dessin depuis l’enfance car le dessin dès les premiers âges était enseigné dans les programmes scolaires.
Van Mander, théoricien de l’art a décrit ainsi comment on s’attache aux dessins sous-jacents  qui sont tracés directement sur le tableau ou la toile ; et guidant  l’artiste dans la réalisation de la peinture. Certains artistes ont réalisé leur dessin directement sur la toile ou le panneau et ensuite les ont couvert de couches transparentes en superposant les couleurs.

 Plusieurs étapes se succèdent ainsi :

– 1 Le tracé à partir du Dessin précis est l’étape cruciale pour la réalisation et la réussite du tableau. Il est du ressort exclusif du peintre.

– 2 La prééminence du dessin, reposait sur l’idée que sa pratique aiguisait le regard et qu’il  fixait dans la mémoire un objet d’étude.

– 3 Sa technique et pédagogie : dessiner les membres du corps un à un puis comment les combiner, d’abord pour un enfant puis pour un adulte et enfin assembler 3 ou 4 personnes pour réaliser une composition, un ensemble de figures.

Il y eut à cette époque une grande quantité de dessins et de carnets qui ont disparu, ce qui parfois nous prive  d’information sur les techniques et les sujets ;
Une autre fonction du dessin au 17éme en Hollande  était de cataloguer ses dessins dans un livre, un Carnet de modèles.
Un Artiste à l’époque de Rembrandt se devait de posséder et de publier un livre d’estampes représentant des statues, pour offrir à l’Art des fondements universels et classiques, antiques et réels.

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btyMes collections de dessins par milliers sur des années se rapportent à ce travail de compilation des anciens maîtres et en soi constituent une richesse de références mythologiques, bibliques, historiques et aussi par rapport à l’actualité des sciences, de la robotique, à la conquête de l’espace ou de la biotechnologie ou à la biodiversité.
(Se joint à cette compilation  de dessins, mes collections de gravures  depuis les années 75-80.
Exemple sur le site viapictura.com : Diaporama de 40 gravures de l’ensemble monumental peint.

Autres fonctions du dessin :

Dans les siècles passés le but du dessin étaient de parvenir à proposer des modèles pour la sculpture, le vitrail ou la tapisserie et aussi divers modèles pour les artisans. C’est un exemple de la prééminence du dessin qu’il est essentiel de maîtriser pour réaliser des compositions en peinture et des cartons pour les métiers d’art.
Il y eut aussi les dessins de cartouches, les cartes topographiques, les atlas, et les frontispices. Divers artistes ont produit des cartes du Monde. Par exemple Berchem et ses allégories des éléments naturels au 17éme siècle.
Ce sera aussi  la production dessinée, gravée pour être diffusée, des arts appliqués avec des modèles de cartouches, de vaisselles comme un projet de salière de Wetwael. D’autres  artistes ont travaillé ainsi des modèles d’orfèvrerie  maniériste à Utrecht.
Enfin les architectes ont dessiné des projets très aboutis pour des églises, hôtels de ville, pour un yacht royal comme pour la plupart des projets d’ustensiles usuels.

En dernier lieu il apparait  que le Dessin fut la porte ouverte à la production d’un grand art :
la Gravure qui sera développée brillamment
et diffusera à l’aide de ses multiples textes et  estampes, l’histoire, la vie, les grands chefs d’œuvre de tous les temps de la peinture, de la sculpture à l’architecture.
Les xylographies, les burins et eaux fortes sont produites comme œuvres indépendantes ou comme illustrations de livres ou encore pour diffuser  la grandeur d’un pays ou d’une nation ou d’un Roi.
Au 16éme siècle, Cock publie Brueghel l’ancien, Floris et aussi des dessins de Stradanus, de De Vos très détaillés qui étaient ensuite gravés sur cuivre.
Également  les dessins de Vinckboons qui représente des ripailles de mendiants et pouilleux.

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L’ensemble de ce texte ci dessus peut paraitre désordonné  et disparate. Il est l’image d’une prolifération de l’Art du dessin, omniprésent dans les diverses activités de l’Art et de la vie en société, mais aussi toujours présent partout en tout lieu  et à toutes les époques des  civilisations.
C’est tout cela d’ailleurs qui détermine l’importance majeure du dessin.

Ainsi, le corpus de mes dessins devient peu à peu une somme immense et comme un cosmos ou un océan infini qui sera la source de toutes mes réflexions et de toutes mes compositions.

N.B. Chacun de mes dessins est suffisamment travaillé et sur la marge ou bien en haut ou bas, chaque page souvent contient  des annotations, un texte. Ces annotations expliquent au lecteur l’origine de la composition ainsi que la description du  contenu graphique, légendaire ou symbolique. Ce commentaire permet au lecteur grâce à Google d’entrer dans le détail complet du dessin présenté.
L’ensemble des centaines de dessins ainsi commentés devient un répertoire impressionnant et d’un grande richesse pour composer… écrire ou peindre et humblement je dirais qu’il me rappelle l’utilisation par les maîtres anciens de la Légende dorée de Jacques de Voragine.

 R.Dumoux
 www.viapictura.com

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Panneau dessiné – R. Dumoux ©viapictura.com