Pictorama : réintroduire dans l’art la peinture d’Histoire

Image à la Une : »Alexandre » Tempera sur toile 5 mètres x 3 – R. Dumoux

UN ENSEMBLE MONUMENTAL PEINT PICTORAMA : de la peinture d’Histoire à la fresque historique (ou à l’histoire des civilisations) 

Mon ensemble monumental peint, composé de plus de 65 toiles de 5 mètres chacune, semble bien voué à l’histoire et en particulier à l’histoire des civilisations. 
Je préciserai simplement ici quelques continents ou pays bien mis en évidence par mes grandes compositions peintes.
Chacune de mes compositions de 5 mètres témoigne du mode de vie en ce pays, de ses croyances ou cultes, et de toutes les données culturelles de son histoire :
ainsi je citerai entre autres, l’Australie et les aborigènes peints, dépeints, qu’il s’agisse de tatouage ou de sculptures ou de lieux protégés bien déterminés et montagnes protégés selon le culte des ancêtres.
De même je parlerai et montrerai les Indiens d’Amérique du Nord, ou les Papous et leur habitat traditionnel au plus haut des arbres ;
Ou encore le Tibet, avec les massifs vertigineux de l’Himalaya, les  moines et temples  Bouddhistes, les drapeaux de prières.
De même encore l’Inde permettra un voyage sur le Gange et l’occasion d’une fête, une bataille de pigments colorés, avec la description précise des temples et des costumes très colorés… il y a encore la Chine, l’Afrique ou la Mongolie, etc.
Ainsi  dans mes grandes compositions de 5 mètres, de  nombreuses  ethnies se trouvent présentées, détaillées et peintes dans leur paysage particulier.

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« Saint-Louis » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com

Finalement il s’est agit peu à peu pour moi de créer une fresque historique à la recherche d’une histoire des civilisations, et des caractéristiques de diverses ethnies.
Se déroulant selon les siècles, depuis la préhistoire jusqu’à nous, du passé au futur, selon les pays, les traditions ancestrales, les coutumes de chaque jour ou les cultes sont ainsi abordés et décrits dans ces grands panoramas peints.
Certains aspects du passé sont mis en évidence dans cet ensemble monumental comme certains aspects de la vie actuelle ou même de l’avenir, avec la science, les nouvelles technologies, la conquête de l’espace ou les procédés de la robotique et des implants avec l’avancée de la médecine.

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« Africa » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com

NB : Par mon travail, je réintroduis dans l’art la peinture d’histoire. A ma façon personnelle très laborieuse et sur deux plans.
Ces deux plans procèdent d’une part d’un processus pratique et d’autre part d’un processus  intellectuel.
Sur le plan du processus pratique ou technique, c’est le développement du métier de la peinture avec toutes ses exigences : le métier de la peinture qui a exigé un long apprentissage : c’est alors la connaissance des pigments des liants et de leur mise en forme pour une utilisation correcte et dans l’ordre naturel. Il s’agit aussi de la préparation des supports, des encollages, des préparations au plâtre ou au blanc d’Espagne, puis de l’utilisation des pigments et des liants permettant de les broyer. Comment ensuite travailler le dessin sur ces supports et comment ébaucher en jus transparents, en travaillant la couleur en couches légères et transparentes pour aussi la saturer, et enfin accuser les contrastes et créer les lumières…

Ce procédé semble de première importance au regard de l’histoire de l’art universel de tout les temps. Il est incontournable.

R. DUMOUX
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-> Voir mon article précédent sur la peinture d’Histoire

-> Voir la galerie d’images du Pictorama

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« Les Papous » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com
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« Les Incas » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com
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« L’Inde » – Toile du Pictorama – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Raymond Dumoux – ©viapictura.com
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Une méditation sur le Temps

Image à la Une : esquisse pour la composition d’une toile monumentale de 5 mètres : « Le trou noir » – R. Dumoux

Cet article du Blog Viapictura fait suite à d’autres articles commentant mon travail.

Et cela depuis le travail abstrait de la courbe se déroulant ensuite dans la figure, vers un art figuratif symbolique que j’ai beaucoup pratiqué jusqu’à mon évolution vers la composition historique et enfin vers un ensemble monumental peint figuratif et historique qui se destine à l’approche de diverses civilisations dans l’histoire.

C’est une approche qui se précise dans un sens ethnographique décrivant et commentant les coutumes historiques de divers peuples,
pour ainsi remonter dans le temps comme avec une machine à remonter le temps ..
pour finalement se ressourcer dans la Préhistoire et ses pratiques ..
comme pour retrouver le Temps d’avant qui  maintenant nous dépasse et  nous précède  ..
après de multiples catastrophes générales jusqu’à Apocalypse, après notre période actuelle cataclysmique  . .

R. Dumoux
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La peinture d’Histoire

Image à la Une : « L’Asie – Angkor » Tempera sur toile. 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux. © viapictura.com

La Vitalité graphique, le Dessin en mouvement, déterminent une activité très constructrice.

Cette activité conduit dans le cours de l’évolution humaine à un grand nombre de découvertes et de réalisations symbolisant le dynamisme de la vie et de l’Histoire …
Peu à peu j’ai été conduit à considérer et dépeindre l’activité des hommes dans leur histoire et leur vie pratique et quotidienne. C’est ainsi que s’est définit progressivement pour moi la Peinture d’Histoire.

Ainsi il s’agit de la représentation des hommes dans leur histoire, dans leur vie courante, intellectuelle et spirituelle. De ce fait la peinture d’histoire semble être une donnée  majeure de la construction du Temps et de l’Art. 
De préférence on choisira la description des évènements les plus prestigieux et marquants d’une époque.

A la base, il y a un processus culturel montrant les hommes dans leur vie et leur activité.
C’est une activité descriptive et aussi dépeinte, gravée ou dessinée. Cela définit bien où se situe la Peinture d’Histoire.

J’ai développé cette approche par le biais de lectures et de recherches écrites d’une part (un grand nombre de  notes écrites) et d’autre part à l’aide d’une grande activité graphique meublée de milliers de dessins : études historiques, philosophiques avec les figures populaires ou historiques s’y rattachant, illustres dans les moments importants de notre histoire.
De là découle une richesse du récit que le peintre discerne et met en valeur dans l’ensemble de ses compositions comme dans  l’approche des détails rares mais précis historiquement. (Par exemple l’image du détail de ce tableau montrant l’assassinat du capitaine Cook devant son  bateau  prisonnier des indigènes au cours d’une expéditions lointaines dans les îles)
Tout ce discernement de faits et détails se fait par une étude personnelle mais aussi à partir d’enseignements spécialisés reçus. Cela grâce à un travail assidu.
Tel parait être pour moi tout le travail fourni (à la fois technique et intellectuel) dans l’étude des miniatures médiévales, par exemple dans les évangéliaires et auprès de maîtres tels les frères de Limbourg, Jean Pol ou Herman ou Jean Fouquet ou Jean Bourdichon ou le maître de Dunois ou Jean Haincelin, etc. Jusqu’à la réalisation de panneaux, toiles ou triptyques. Œuvres pour la plupart inspirées des dessins et gravures dont il faudrait mieux définir l’importance exacte dans un autre article, spécifique au dessin et à la gravure en aussi grand nombre.

Exemple n°1 de recherche pour la composition d’une toile de 5 mètres : le Tibet

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Le Tibet

Exemple n°2 : Ci dessous il s’agit d’une toile horizontale de 2 mètres x 3,20 m sur le thème de la table et du repas. Ce thème se retrouve dans mes collections avec des compositions évoquant le repas à Emmaüs ou les noces de Canna mais aussi des compositions sur les repas des dieux, les noces, les bacchanales et autres spectacles païens.
 (Précédemment, d’autres séries ont été constituées sur le thème du lit ou encore du bateau, de la barque)

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Exemple n°3 : Une Découverte de la PREHISTOIRE en AMAZONIE
Il s’agit  là de 20 000 ans d’histoire avec 75 000 peintures rupestres.
Par Stéphen Rostain Archéologue et directeur de recherche au CNRS

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Ernesto Montenegro – dir de l’Institut colombien d’anthropologie et d’histoire; l’ambassadeur Gautier Mignot, Andres Delpuech, Directeur du Museum of Man, l’anthropologue Céline Valadeau et le chercheur Stephen Rostain sur la colline de Cerro Azul © AFP / Guillermo Legaria

R. Dumoux
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PATTERN ART

Image à la Une :  Toile de Raymond Dumoux – 150 x 200 cm – 1984

Ce nom est l’appellation d’un mouvement pictural en Amérique dans les années 75 à 85 ou 90. Mouvement assez bref mais d’une portée intéressante et qui eut pour mon travail une certaine influence. Plusieurs expositions de ce mouvement ont été organisées à Vienne ou Aix le Chapelle.
Cela correspondait aussi à New York à une rétrospective de Myriam Schapiro et d’autres artistes qui présentaient dans l’art actuel récent la relation avec Arts and Crafts, entre le décoratif et l’artisanat.

Ce mouvement résulte de la volonté des artistes du moment, de puiser une inspiration dans les Arts décoratifs.

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Miriam Schapiro
The Beauty of Summer, 1973-1974
Acrylic, fabric on canvas, 70 x 50″
© Miriam Schapiro/Artists Rights Society (ARS), New York
Courtesy Eric Firestone Gallery

On inversa ainsi le Hight and Low sans intégrer par exemple le Pop et les médias et leurs produits. On s’approche ainsi de quelque chose de plus addictif (de moins réducteur) comme ci-dessous Robert Zakanitch, le fondateur de Pattern, en s’attachant à diverses traditions de l’Ornement.

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Big Bungalow Suite III, 1991-92, Acrylic on canvas, 11 x 30 ft. Collection of the Artist. (Installation View: The Nerman Museum of Contemporary Art, OverlandPark, KS, 2015

Aussi à partir des années 78-80 j’ai été très attiré par les diverses réalisations du Pattern.
Je dois dire que précédemment j’ai beaucoup travaillé dans le sens de Support-Surface sur toiles libres mettant en valeur des trames répétitives constituant des géométries faisant apparaitre les formes de losanges de carrés ou carrés sur la pointe dans un nombre considérable de toiles libres traitées de cette manière, toutes de dimensions variables de 150 ou 200 voir 300 cm. C’est un corpus d’au moins 150 à 200 toiles sur 10 ans. Cet ensemble parait suffisant pour me permettre d’en parler d’autant qu’il a une importance sur l’évolution de mon travail au cours des années à venir.
Cette caractéristique abstraite géométrique m’interpela pour créer des éléments figuratifs qui prenaient ainsi racine dans les trames colorées. Parfois au début il s’agissait simplement de faire intervenir une tige de feuillages sur le côté de la toile, perturbant la surface d’ensemble plutôt minimaliste.

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Raymond Dumoux – Toile 150 x 200 cm – 1984

De véritables compositions figuratives virent ainsi le jour, inspirées de photos de presse, de petits croquis personnels, de paysages ou figures noyés ensuite dans des jeux de trames.
Procédé qui me plut d’autant qu’il me rappelait beaucoup certaines techniques de miniaturiste.

Cela m’apprit aussi la manière de la grande peinture composant un tableau classique (Poussin) à partir de bandes verticales et horizontales, très pertinentes et proches de la trame des pixels de l’image informatique.
Ainsi l’image de l’œuvre s’enrichit de plus en plus avec des figurations et des compositions très marquées.

Ces compositions furent imaginaires, fantaisistes ou bien simplement inspirées de canevas de tapisseries populaires ou de compositions très classiques reprises des maître du passé.

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Raymond Dumoux – Toile 150 x 200 cm – 1986

Un grand développement se déroula pendant des années recherchant la séduction de sens et de couleurs des arts classiques que ce soit la tapisserie, le vitrail ou les sujets bibliques ou encore les thèmes sensibles et romantiques ou troubadour.
Cette veine importante de mon travail se déroula de 1974 à 1985 environ, en glissant de plus en plus vers une peinture assez « classique » liée aussi à la mise en évidence bien marquée du Métier de la peinture et de ses exigences. Études réalisées dans leur complexité depuis 1968, 1970.
Conjointement pendant toutes ces années le travail fut complexe en dessins (plume, mine de plomb) et gravures sur cuivre au burin, en pointe sèche ou à l’eau forte, à propos des mêmes thématiques, fonctionnant comme une diffusion de ces tableaux.
Tout se définit alors de mieux en mieux pour élaborer de véritables compositions picturales regroupées parfois par thèmes précis, de la mythologie au biblique ou évangélique.

Ainsi furent réalisées des séries à propos d’Ulysse, de Moïse, des Bacchanales ou issue du Romantisme populaire, lyrique, théâtral avec les figures des romans populaires.

Ce projet ainsi retracé de mon travail est une approche partielle car j’ai l’intention de remonter dans le temps, pendant les années ou je pratiquais un art à la fois abstrait surréaliste et aussi bien déterminé classique dans ses sujets.
Il se peut aussi que je démarre un projet à partir de mes innombrables dessins de courbes répétitives toutes de format A4 datant de 1963-1964, de mes origines avec mes deux mille dessins de toutes obédiences. La courbe a en effet une grande importance dans tout mon travail comme élément premier, élément de vie, de naissance, à l’instar de mes actuels dessins en 2019, tout de courbes et traitant de figures et de compositions symboliques.

De même il se peut que, en fonction d’évènements ou de la vie, j’abonde dans le sens de l’historique, du préhistorique, archéologique ou civilisationnel, voie que j’ai déjà entamé pour partir à la découverte de mondes anciens mais nouveaux qui répondraient à notre quête assoiffée de ce Sens maintenant perdu dans les brumes de la banalité.

 Je reprendrai le cursus de mon travail là où je l’ai laissé en 1998 ou un peu avant avec mon ensemble monumental peint de 65 toiles de 5 mètre sur 3 qui peu à peu m’a offert, s’en m’en rendre compte, une grande ouverture sur l’histoire du monde et des civilisations.
C’est une sorte d’appel vers l’ethnologie qui semble offrir maintenant, une destination non partisane à l’art et opposée aux répétitions des années passées ou opposées aussi à l’exploitation de la banalité quotidienne comme elle a cours si souvent maintenant.
Ainsi peut se développer et éclore aujourd’hui cette grande découverte du monde bien nécessaire à notre humanité pour laquelle nous recherchons un sens.

Raymond Dumoux
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Raymond Dumoux – Toile 150 x 200 cm – 1984
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Raymond Dumoux – Toile 150 x 200 cm – 1986
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Raymond Dumoux – Toile 150 x 200 cm – 1986
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Raymond Dumoux – Toile 150 x 200 cm – 1985
DUMOUX_1984-2(150x200)
Raymond Dumoux – Toile 150 x 200 cm – 1984

 

Magie et pouvoir de la chevelure

Image à la Une : Dessin lignes et courbes – Mine de plomb sur papier – R. Dumoux

Il y a la chevelure de Samson. C’est la croyance au pouvoir de la Chevelure. Cette Chevelure lui apportait une grande force lui permettant de renverser les colonnes du temple. Dalila lui enleva cette force en lui coupant les cheveux. De nombreuses compositions montrent cette scène de Samson endormi alors que Dalila lui coupe sa longue et belle chevelure ondulée.
C’est un état d’esprit, de créativité, d’imagination et de vitalité de la pensée qui perdure depuis les sociétés antiques jusqu’à nous.
Les Égyptiens accordaient un grand pouvoir à cette magie des cheveux. Ainsi, on conservait des mèches de cheveux des défunts dans les tombeaux dans un reliquaire.
Les cheveux ont une forte personnalité et personnifie l’humain. On les modèle, on les met en valeur. On peut leur ajouter des mèches, faire des extensions ajouter des suppléments, une perruque s’ils faiblissent. Ou bien au contraire on les rase pour diluer l’ennemi et le condamner ou bien pour en faire un esclave.

A propos de la vitalité et du pouvoir autonome des cheveux on pense que l’on peut atteindre un être, le diminuer l’affaiblir le contrôler par ses cheveux.
Il y eut des scalps des Indiens d’Amérique et d’autre part les rituels vaudous pouvaient affaiblir ou contrôler un être.
Les anciens Égyptiens prêtaient à la chevelure un pouvoir magique: elle était protectrice pour les plus vulnérables, les enfants ou aussi les défunts. Au contraire on pouvait dominer un ennemi pour obtenir un empire .

Maintenant, ce pouvoir, cette magie semble avoir disparu de notre société actuelle depuis quelques années. Il y a encore là comme un affaissement de la civilisation du dynamisme viral lorsque l’on voit ces multitudes d’hommes cependant encore jeunes apparemment, ne pas présenter de chevelure ou avoir la crâne rasé et ressemblant à des prisonniers bagnards d’un autre temps ou condamnés par on ne sait quel tribunal supérieur. Bref c’est aussi là le signe d’une disparition de force, d’initiative et de richesse de la culture et de l’inventivité, au profit d’un esprit moutonnier et peu créatif.

N. B.
Dans les tombes et sarcophages antiques des Égyptiens on a découvert des tresses de cheveux emmêlés et enroulées et contenues dans une urne ou bien contenue dans une boule de terre cuite.
Bon nombre de mes dessins en courbes évoquent particulièrement ces riches enroulement de chevelures qui se rencontrent dans des portraits divers travaillés fréquemment.

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Portrait – Encre sur papier – 65 x 50 cm – R. Dumoux ©viapictura.com

La Peinture d’histoire maintenant ?

Image à la Une : Saint Louis – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Extraite d’un Ensemble monumental peint – Raymond Dumoux

Peindre une grande bataille célèbre en l’honorant, peindre un haut dignitaire de notre histoire avec fidélité. Il y a mille exemples et plus encore à citer.

Ce jour je viens de lire un article sur les peintres actuels présentés en France, Grèce, Belgique ou États Unis et il apparait que ces artistes renoncent à dépeindre de vastes fresques censées édifier le spectateur. Pour la peinture d’histoire ils cherchent des formats modestes, ils veulent détourner le spectateur du sujet, le diminuer, le gommer. Et on n’ose pas trop montrer des grands hommes et des évènement majeurs sinon dans des déformations et des liquéfactions (sans souci de la peinture réelle qui continue d’exister et de vivre indépendamment ?)
Doit-on alors maintenant, dans ces conditions, accepter ces images actuelles de Mossoul ou Palmyre ?

Ainsi l’ensemble de mon travail se déroule à contrario de ce que l’on recherche et présente.
Que faire de Clovis, des Aborigènes, des Tibétains, de St Louis ou Charlemagne ou des Romains martyrisant les chrétiens ?
Tout cela étant réalisé dans de grandes dimensions monumentales et en grand nombre. (voir le site viapictura.com, lien Ensemble Monumental Peint)

N.B. : Me sera t-il nécessaire alors de présenter Saint Louis en chef de tribu dans la campagne d’Astérix et Obélix ?

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Alexandre – Tempera sur toile – 500 x 300 cm – Extraite d’un Ensemble monumental peint – Raymond Dumoux

Les dessins de Villard de Honnecourt

Image à la une : Dessin de Villard de Honnecourt – © BNF

Villard de Honnecourt est né au XIIIe siècle à Honnecourt sur Escaut. Son recueil comprend 250 dessins dont un certain nombre d’architectures.
Il a travaillé à la constriction de cathédrales comme Reims, Chartres, Cambrai, en Hongrie aussi ou à Lausanne.

Depuis de nombreuses années les dessins de Villard de Honnecourt m’ont beaucoup inspiré, sur le plan du Graphisme linéaire, sur la silhouette de ses figures très vibrantes.

Son carnet de 14 x 22 cm présente de nombreux dessins que l’on peut réunir sous divers thèmes :

– des planches naturalistes
– des calligraphies
– des personnages avec des allégories
– des dessins d’architecture (cathédrales) et aussi des tracés géométriques abstraits
– des engins et machines militaires et de chantier pour des gros travaux

L’ensemble des dessins de Villard de Honnecourt m’a toujours inspiré depuis les Beaux arts en raison du tracé très linéaire et à base de courbes. Ses lignes ont eu en moi une grande influence depuis très longtemps, pour mon travail de dessin constitué de courbes parallèles (par exemple au début avec les 2000 dessins ou bien les grands dessins de courbes de très grandes dimensions, dessins monumentaux)
Et aussi en raison du caractère naturaliste stylisé des personnages.

-> Feuilleter le carnet de Villard de Honnecourt sur le site de la BNF

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Dessin de Villard de Honnecourt – Carnet – © BNF

 

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« Les 2000 dessins » – Mine de plomb sur papier – Raymond Dumoux
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« Les 2000 dessins » – Encre sur papier – Raymond Dumoux

Ma participation à l’Art Monumental

Image à la Une : dans l’atelier, devant l’une de mes toiles monumentales de 5 mètres x 3, « Saint Louis » – Raymond Dumoux

ARCHÉOLOGIE MONUMENTS.

J’ai toujours manifesté un intérêt à l’Art Monumental, étant dans la proximité d’églises romanes. En particulier à partir des fresque de l’église de Gourdon et surtout des fresques de l’église de Berzé-la-Ville, illustres et reconstituées à Paris au Musée des monuments Français. Il est conseillé, pour un ressourcement, de visiter ces ensembles exceptionnels de moulages des années 30 des monuments  essentiels de notre patrimoine.
Parcourant mes livres et revues, dans notre actualité, je découvre au Louvre la Collection Campana et m’apparaissent des vues spectaculaires de la monumentalité des édifices antiques, étrusques, telles les tombeaux de Cerveteri au Louvre et les innombrables objets témoins des monuments romains ou de la statue monumentale de Jupiter.

Un autre livre évoque à mes yeux la vue d’une colonne antique faisant partie d’un ensemble de 36 colonnes de 21 mètres de haut, reflet de l’art Monumental à Suse (Iran) au palais de Darius. Cette colonne est présente au Louvre dans sa partie supérieure, son chapiteau orné de deux taureaux monumentaux.

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Chapiteau d’une colonne de la salle d’audiences (Apadana) du Palais de Darius Ier –
Louvre – Département des Antiquités orientales : Iran

Je ne fais qu’évoquer de possibles recherches, sous le regard de Phidias et des Frises du Parthénon, de multiples exemples se proposent jusqu’au Taj Mahal ou au Musée de Topkapi, ou encore à Cordoue

Plus proches de nous, nos « Cathédrales de France », doivent être mentionnées en particulier. Les tympans sculptés de Vézelay ou d’Autun avec Gislebertus sont illustres parmi les œuvres monumentales de tous les temps. Il en est de même pour les vitraux de Chartres, de la Saint Chapelle, et des Grandes Roses de notre Dame De Paris.
L’un des plus grands chefs-d’œuvre de la Chrétienté.

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« Le Moyen Age » Toile de 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux

Dans la proximité de ces chefs-d’œuvre il m’a été donné de travailler avec un verrier de Chapaize à des vitraux dont je suis l’auteur, le cartonnier et le peintre aussi.
J’ai par exemple conçu des vitraux pour des églises romanes comme par exemple l’église édifiée sur le lieu natal de Saint Bernard à Fontaine-les-Dijon.

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Vitrail de Raymond Dumoux – Église Saint Bernard de Fontaine les Dijon (Côte d’Or)

D’autre part il m’a été propose d’exposer dans des église romanes connues des toiles  monumentales de ma création. Ces toiles sont extraites de mon ensemble monumental peint Pictorama composé de 60 grands tableaux de 5 mètres x 3 mètres, à propos de l’Histoire de l’Humanité. Plusieurs de ces toiles furent ainsi présentées en l’église de Mont-Saint-Vincent et en l’église très connue de Laives, telle ces toiles de 5 mètres x 3 ci dessous.

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Exposition d’une toile monumentale « Charlemagne »- Église de Mont-Saint-Vincent – Raymond Dumoux

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Exposition d’une toile monumentale « Du Colisée au Golgotha »- Église de Laives – Raymond Dumoux
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« Du Colisée au Golgotha »- Tempera sur toile – 5 mètres x 3 mètres  – Raymond Dumoux

 

Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (7)

Image à la Une : « Enluminure du Sacramentaire gélasien de Chelles » Crayon de couleur et mine de plomb sur papier – Raymond Dumoux

(Articles divers au jour le jour…)

Ce Jour de Janvier, en ce début d’année, mois de Janus, il apparait que notre époque met bien en évidence l’anachronisme régnant.

On peut, comme le fait remarquer Jean Dibbets, distinguer l’anachronisme des revivalismes apparus au 19e siècle jusqu’à nous, avec toutes les expositions que nous avons pu visiter à Paris, jusqu’au postmoderne et au retour à la figuration.

L’approche anachronique ne se confond pas avec le simple goût de la citation mais cherche  plutôt à créer des « constellations », des passerelles qui vont révéler l’ancien dans le nouveau  et le nouveau dans l’ancien.

Plusieurs exemples dans mon travail pictural semblent exprimer cet état de fait, lorsque dans la même image se côtoient des constructions géométriques abstraites minimalistes et des compositions figuratives inspirées de la mythologie  ou de la Bible.

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Composition géométrique – Composition figurative 5 mètres x 3 – Raymond Dumoux

Il me semble nécessaire de revenir prochainement à cette alliance entre figure et géométrie. Entre art médiéval et art actuel.

Ci-dessous, des œuvres de Raban Maur (Art carolingien) pour les poèmes des Louanges à la Sainte Croix. (De Laudibus Sanctae Crucis de Raban Maur, 875).

Raymond Dumoux
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Regards sur l’Art et la pensée de l’Art (5)

Image à la Une : Empilements, accumulations de mes œuvres

(Articles divers au jour le jour…)

Cependant dans l’accumulation de mes réalisations, dans les divers ateliers et endroits où je travaille, il me faut effectuer des rangements, des classement, dans ces lieux de 220 ou 230 m2 environ, complètement occupés de mes toiles monumentales, grandes toiles, panneaux a tempéra ou caisses de gravures, de  dessins

Alors que je suis occupé à classer quelques épreuves de gravure  sur cuivre  abandonnées, je redécouvre  un livre sur Uccello. Je m’arrête à la bataille de San Romano et sur son Saint Georges et le dragon, thème (avec le St Michel quoique différent) qui m’est bien familier, et que j’ai souvent développé en gravure ou sur panneaux  a tempéra  comme sur des grandes toiles murales de  2,5 mètres x 1,5 m. Uccello, ce personnage solitaire  mélancolique reste pour moi un monument de la culture occidentale.

Bien d’autres points de vue seront abordés dans cette pensée de l’art.

Raymond Dumoux
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Paolo Ucello – Saint Georges et le Dragon